Nyon (VD): Le sauvetage de Nyon Région TV est en marche
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Nyon (VD)Le sauvetage de Nyon Région TV est en marche

Un nouveau projet a été dévoilé ce mardi, pour empêcher la disparition de la chaîne. Il promet plus de directs et une couverture géographique étendue, grâce surtout aux deniers publics.

par
David Ramseyer

Un journal régional de 10 minutes et un débat d'un quart d'heure, chaque jour du lundi au vendredi, le tout rythmé par des duplex en direct: c'est ce que pourraient voir à l'écran, dès septembre prochain, les habitants du district de Nyon. TOUS les habitants. Car si aujourd'hui Nyon Région Télévision (NRTV) ne couvre que les trois quarts du territoire nyonnais et alentours, le projet présenté mardi prévoit une diffusion sur l'ensemble des communes du district. Trois journalistes devraient être engagés, pour une télé plus réactive. Mais le conditionnel reste de mise. Avant l'apparition d'une nouvelle chaîne mini-généraliste, il y a encore des étapes à franchir. Et pas des moindres.

Argent public essentiel

Aujourd'hui, la télé nyonnaise est condamnée par le retrait annoncé des téléréseaux qui la financent depuis le début de l'aventure, en 2006. Le groupe de sauvetage NRTV, constitué fin 2014 et piloté par les collectivités publiques, a donc dessiné un plan de sauvetage qui doit aboutir à la création d'une nouvelle chaîne, via une société anonyme. Son capital d'environ 500'000 frs et son budget annuel de fonctionnement de 650'000 à 800'000 frs - sensiblement pareil à celui de NRTV aujourd'hui - seront très majoritairement financés par l'argent de l'État. «Tout l'enjeu sera de convaincre les collectivités de mettre la main au porte-monnaie», admet Patrick Freudiger, secrétaire général de Regionyon.

Ainsi, le mois d'avril prochain sera crucial. Le 1er, le conseil intercommunal devra voter le crédit demandé. Le 26, ce sera au tour de la Ville de Nyon, puis quatre jours plus tard, la Ville de Gland. Si ces deux dernières semblent acquises au financement du projet, ce n'est pas forcément le cas du conseil intercommunal. «Il est essentiel d'avoir un média de proximité et je suis certaine que l'intérêt pour une chaîne régionale est bien là», affirme Florence Rattaz. Mais lorsque l'on demande à la présidente du groupe de sauvetage NRTV si elle est confiante sur le vote des municipalités, elle reconnait que ce n'est pas encore gagné. Il faudra ensuite trouver des partenaires privés. Le journal «La Côte», la société de production Orca, le Paléo et une banque de la place seraient sur les rangs. Là encore, des incertitudes subsistent.

Nouveau nom

Si l'écueil du financement est franchi, il restera alors à trouver un nouveau nom à la télévision régionale nyonnaise: cela pourrait faire l'objet d'un concours auprès de la population, cet été. Histoire que les habitants du district s'approprie leur nouvelle télé, après l'avoir en partie payée.

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