Aéroport de Genève: Le scandale de la sous-traitance n’est pas réglé

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aéroport de GenèveLe scandale de la sous-traitance n’est toujours pas réglé

Selon Unia, les employés qui avaient été exploités n’ont toujours pas retrouvé de travail et ont été démarchés par une société peu scrupuleuse en Italie.

Le chantier du bâtiment du tri des bagages, à l’aéroport, avait été sous-traité à deux reprises.

Le chantier du bâtiment du tri des bagages, à l’aéroport, avait été sous-traité à deux reprises.

TG – O. Vogelsang

La sous-traitance est décidément trop souvent une jungle inhospitalière. Un nouveau rebondissement dans la saga du chantier du bâtiment du tri des bagages à l’aéroport l’illustre. D’une part, les ex-employés exploités de Mitel international SA, le sous-traitant du sous-traitant, n’ont, selon le syndicat Unia, toujours pas perçu leurs arriérés de salaire ni été réembauchés. D’autre part, ces travailleurs ont été démarchés en Italie par une autre entreprise en vue de finir le chantier, mais elle aussi leur a proposé des salaires inférieurs au minimum légal genevois.

Pour rappel, Mitel international SA avait été exclue fin août du site de l’aéroport après que le Bureau du contrôle paritaire des chantiers avait constaté que certains ouvriers n’étaient payés que 9 francs de l’heure (le minimum légal genevois est fixé à 23,27 francs de l’heure), que d’autres avaient travaillé jusqu’à 240 heures par mois, sans parler de salaires partiellement versés et d’heures supplémentaires non rémunérées. 

Mitel agissait en tant que sous-traitant au second degré: le chantier avait initialement été attribué à Leonardo SA, qui l’avait sous-traité à l’entreprise italienne Fincantieri SA, qui l’avait à son tour sous-traité. Aujourd’hui, l’entreprise censée reprendre le flambeau est encore en attente de la validation de l’inspection du travail genevoise, des documents manquants empêchant la reprise des contrats des travailleurs, a expliqué dans un communiqué le syndicat Unia. «Cette situation doit maintenant cesser!», tonne-t-il, demandant au Conseil d’Etat de «s’engager dans ce dossier afin que cette situation scandaleuse se termine et que les travailleurs puissent enfin retourner travailler.»  

(jef)

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