01.09.2017 à 07:32

GenèveLe scooter en libre-service va débouler au bout du lac

Le Canton de Genève planche sur un service de location de deux-roues électriques sur l'espace public pour 2018. Des voix s'élèvent déjà.

von
Julien Culet
Genève doit être la première ville suisse à avoir un système de scooter en libre-service.

Genève doit être la première ville suisse à avoir un système de scooter en libre-service.

AFP

Après la voiture (et le vélo un peu), c'est au tour du scooter de voir arriver un système d'usage en libre-service à Genève. Le conseiller d'Etat chargé des transports Luc Barthassat table sur «un démarrage du projet début 2018». L'exploitant du réseau sera une entreprise privée, pas encore définie. Le modèle de référence est celui de l'actuel Catch-A-Car de Mobility. Il n'y aura pas de stations fixes mais une application devrait permettre de localiser le scooter électrique libre le plus proche.

Le Département des transports indique que la centaine de deux-roues prévue dans un premier temps prendra place sur les actuelles places dévolues aux motos. Ce qui fait déjà grincer des dents car leur nombre est insuffisant (lire encadré). Et certains points doivent encore être éclaircis: cylindrée des engins, permis nécessaire pour les conduire ou encore coût. «Les conditions cadres de l'implantation de ce dispositif sont en cours de définition avec les entreprises intéressées», explique Luc Barthassat.

Contactée, la société française Cityscoot, qui propose un système de scooters en libre-service à Paris, dit être sur les rangs. «Il n'y a rien de signé, d'autres personnes sont intéressées», précise Vincent Bustarret, directeur marketing. Plus de 1500 engins de 50cm3, qui peuvent être conduits par le plus grand nombre, sont disséminés dans la capitale. On déverrouille l'engin dans lequel se trouve un casque via une application mobile.

Ecolos en colère

Ecolos en colère

L'arrivée de ce service fait bondir l'Association transports et environnement (ATE). Elle dénonçait déjà le parking des deux-roues motorisés sur les trottoirs, toléré par l'Etat. «Vu qu'il n'y a pas assez d'emplacements, ces scooters en libre-service vont prendre de l'espace aux piétons», regrette la présidente de l'ATE Genève Lisa Mazzone. Le ministre Luc Barthassat, féru de moto, est dans son viseur. «C'est une nouvelle fois la marotte du conseiller d'Etat qui s'exprime», fustige la conseillère nationale des Verts.

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