Votation 28 novembre – La sécurité craint le scrutin de dimanche
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Votations du 28 novembreLe dimanche du scrutin fait trembler des services de sécurité

Alors que les opposants à la loi Covid mettent en garde contre une manipulation des résultats, le directeur de la sécurité bernoise craint une radicalisation du mouvement.

Les opposants à la loi Covid craignent une manipulation des résultats du vote.

Les opposants à la loi Covid craignent une manipulation des résultats du vote.

Tamedia/Jürg Spori

Genève, Zurich, Berne: en ce moment, il y a des rassemblements contre la loi Covid dans une ou plusieurs villes suisses. Les opposants aux mesures distribuent des dépliants lors d’événements, mettant en garde contre la manipulation des résultats du vote. Sur le service de messagerie Telegram, des théories complotistes circulent, les opposants spéculant que le gouvernement fédéral pourrait influencer les résultats.

Certains détracteurs de la loi craignent que les autorités puissent exiger un certificat Covid pour entrer dans un bureau de vote et souhaitent donc voter par correspondance. D’autres membres du groupe Résistance2020 voient une possible manipulation dans le vote par correspondance et veulent donc voter directement dans les urnes.

Violences redoutées

Reto Nause, le directeur de la sécurité de la ville de Berne, est tout aussi inquiet, mais pour des raisons différentes, au sujet des votes du 28 novembre. «Nous nous attendons à un vote agité dimanche. Que se passera-t-il si les opposants à la loi Covid n’acceptent pas le résultat démocratique?» se demande Reto Nause, dans une interview accordée à la «SonntagsZeitung». Il voit dans la rhétorique des opposants des parallèles avec certains partisans de l’ancien président Donald Trump qui, après sa défaite à l’élection présidentielle début 2021, avaient pris d’assaut le Capitole à Washington.

Le 16 septembre, Reto Nause avait déjà parlé d'une «tempête sur la Bundeshaus» après que certains manifestants eurent commencé à secouer la clôture de la Bundesplatz. Il avait alors reçu des critiques pour cette déclaration, jugée trop polémique.

En tout cas, en treize ans de service, M. Nause affirme n’avoir jamais connu une année aussi difficile que celle de 2021. «Le mouvement des opposants est menaçant et nous cause une grande inquiétude. Sur des plateformes, il y a déjà eu des appels aux armes», prévient M. Nause.

Les opposants à la loi Covid ne sont pas les seuls à redouter une manipulation du vote de dimanche prochain. Sur les médias sociaux, les partisans de la loi expriment leur crainte que leur accès aux urnes ne soit bloqué par des «défenseurs de la liberté».

(Benedikt Hollenstein/vja)

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