Actualisé 11.05.2019 à 08:46

Soupçons de fraude électorale (GE)

Le scrutin du 19 mai ne sera pas annulé

Antonio Hodgers a assuré vendredi à la RTS que rien ne mettait en cause l'intégrité des votations du 19 mai prochain.

Selon M.Hodgers, la présence d'enveloppes de votation du 19 mai dans le bureau du suspect peut être expliquée.

Selon M.Hodgers, la présence d'enveloppes de votation du 19 mai dans le bureau du suspect peut être expliquée.

Keystone

Le président du gouvernement genevois Antonio Hodgers a indiqué, vendredi sur les ondes de la RTS, qu'il n'existait pour le moment aucun élément qui permettait de mettre en cause l'intégrité des votations du 19 mai prochain à Genève. Le scrutin est «confirmé» et le système est fiable «jusqu'à preuve du contraire».

Le conseiller d'Etat répondait aux interrogations nées après l'ouverture par la justice genevoise d'une enquête pour fraude électorale jeudi. Une perquisition a été opérée dans les locaux du service des votations et des élections et un employé auxiliaire a été interpellé par la police.

Selon M.Hodgers, la présence d'enveloppes de votation du 19 mai dans le bureau du suspect peut être expliquée. «Les bulletins des électeurs de l'étranger», ainsi que les bulletins qui sont amenés directement au service des votations par des citoyens, sont stockés à cet endroit fermé à clé, a-t-il indiqué.

Il existe aussi dans ce bureau un sac où sont jetés les bulletins déchirés. Il peut s'agir de bulletins ramenés au service des votations par des personnes qui se sont trompées et qui demandent une nouvelle feuille de votations ou des bulletins servant de test pour la machine optique utilisée lors du dépouillement.

A ce jour, ni le pouvoir judiciaire, ni le gouvernement n'a en mains les preuves matérielles d'une corruption du vote du 19 mai, a poursuivi M.Hodgers. Des contrôles ont été faits, a-t-il affirmé. Les votations feront probablement l'objet de recours, «car on est à Genève», mais on peut aller de l'avant sereinement, a-t-il souligné.

L'affaire a éclaté après que deux collaborateurs du service de votations ont dénoncé auprès de la Cour des comptes le comportement d'un de leurs collègues. La Cour des comptes, estimant que les actes évoqués pouvaient avoir un caractère potentiellement pénal, avait transmis l'affaire au Ministère public en février dernier. (nxp/ats)

(NewsXpress)
Trouvé des erreurs?Dites-nous où!