Montreux: Le scrutin sur Doriot en péril en raison de lenteurs
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MontreuxLe scrutin sur Doriot en péril en raison de lenteurs

La votation du 7 mars sur l'avenir du municipal en disgrâce est compromise. Le Conseil d'Etat tarde à envoyer ses conclusions.

par
Frédéric Nejad

«Si Jean-Claude Doriot n'avait rien contesté par son recours, le scrutin aurait lieu comme prévu. Il a voulu engendrer des lenteurs de procédure pour repousser ainsi le choix des électeurs: quel manque de courage!» Elu de Montreux-Libre, Emmanuel Gétaz ne mâche pas ses mots en apprenant les risques qui courent sur le vote du 7 mars. Quant au syndic, Pierre Salvi, il refuse de commenter le fonctionnement de l'administration et de la justice: «Je garde confiance et j'attends une décision de la Cour constitutionnelle vaudoise.»

Saisie par un recours de l'avocat de Jean-Claude Doriot, cette cour ne peut toujours pas se pencher sur ce dossier. Et notamment sur l'effet suspensif, demandé par le municipal socialiste embourbé dans une affaire pénale. Or le Conseil d'Etat vaudois avait annoncé le 5 novembre qu'il appelait les électeurs montreusiens à révoquer ou non Jean-Claude Doriot, accusé de corruption. Mais un mois plus tard, la cour saisie attend toujours les déterminations du gouvernement dans cet épineux dossier. Gouvernement qui a jusqu'au 24 décembre pour les lui envoyer. La procédure continuera alors en 2010. Le vote du 7 mars ne pourra cependant pas avoir lieu tant que le président de la Cour constitutionnelle n'a pas décidé du sort de cet effet suspensif. A moins d'un zèle du magistrat, le Conseil d'Etat risque de devoir renoncer à l'impression des brochures explicatives de l'enjeu du vote du 7 mars auprès des Montreusiens.

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