Plan de sauvetage: Le secteur automobile passe la première étape

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Plan de sauvetageLe secteur automobile passe la première étape

La Chambre des représentants a largement adopté mercredi le plan de sauvetage des constructeurs automobiles américains. Il doit encore être approuvé par le Sénat où l'opposition républicaine menace de faire obstruction.

La Chambre des représentants a largement adopté mercredi le plan de sauvetage des constructeurs automobiles américains. Le texte doit encore être approuvé par le Sénat, où l'opposition républicaine menace de faire obstruction.

Le vote au sénat pourrait avoir lieu ce jeudi. Le parti du président élu Barack Obama y est largement majoritaire mais il n'atteint pas le seuil de 60 sièges sur 100 qui permettrait de surmontrer les pratiques d'obstruction de l'opposition. Des élus républicains ont juré de freiner l'adoption du projet.

Detroit

Mercredi soir déjà, les républicains ont massivement voté contre le projet à la Chambre des représentants. Celle-ci l'a cependant adopté par 237 voix contre 170 après une journée de tractations qui a débouché sur un texte de compromis entre la Maison Blanche et la majorité démocrate.

«Cette loi va offrir à Detroit et à l'Amérique une chance de se remettre sur les rails», a commenté la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi. «Si nous ne faisons rien, il y a un danger réel que bientôt nous n'ayons plus d'industrie automobile américaine», a renchéri le leader de la majorité démocrate, Steny Hoyer.

Liquidités

Le projet de loi doit permettre de débloquer très rapidement jusqu'à 14 milliards de dollars en faveur de General Motors (GM) et Chrysler. Les deux entreprises ont averti qu'elles pourraient déposer leur bilan avant la fin de l'année. Les constructeurs avaient initialement réclamé 34 milliards.

Ford, le troisième grand groupe de l'industrie automobile américaine, dit qu'il n'a pas de problème de liquidités dans l'immédiat.

Tsar

Les constructeur devront déposer un plan de redressement durable avant le 31 mars. Un administrateur nommé par le président surveillera la mise en place de mesures de restructuration par ces entreprises. La presse américaine a baptisé ce futur administrateur «le tsar de l'automobile».

Le plan est assorti de conditions rigoureuses envers les dirigeants des groupes concernés. Ils devront limiter leurs salaires et leurs primes et revendre leurs jets privés. (ats)

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