Actualisé 01.06.2015 à 22:22

Servette FCLe séisme du bout du lac fait grincer le foot romand

Sans surprise, Servette n'a pas reçu sa licence en seconde instance. Du coup, Bienne est maintenu en Challenge League. Le SFC doit désormais éviter la faillite.

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Sur le terrain, le SFC a manqué la promotion de peu. En coulisses, la débâcle est totale: cest la relégation.

Sur le terrain, le SFC a manqué la promotion de peu. En coulisses, la débâcle est totale: cest la relégation.

Lundi, à 11 h 30, la Swiss Football League a rendu son verdict: Servette est rayé de la carte du football professionnel suisse. Un appel au Tribunal arbitral du sport est la seule possibilité de recours dont dispose encore la formation genevoise. Un chemin sinueux proche de la voie de ­garage, tant la situation financière des Genevois est calamiteuse.

S'il n'exclut pas de faire recours, Hugh Quennec sait que le temps manque. Le président genevois ne se voile pas la face: «Nous allons nous battre pour éviter la faillite. Mais cette décision de la ligue de ne pas nous accorder la licence est un coup dur. Il faut éviter à tout prix la faillite.»

Cet électrochoc a suscité l'émoi dans le microcosme du football suisse: «Le vrai problème du Servette provient du fait qu'il n'appartient pas aux Genevois, a lancé Christian Constantin. Les clubs écrivent leur histoire avec des gens enracinés dans le terroir.» Christian Binggeli, pendant xamaxien du volubile sédunois, enchaîne: «Je n'ai pas à donner de leçons, mais j'estime que M. Quennec aurait dû jouer la transparence. L'énormité du passif est choquante.»

Cette décision a permis à Bienne de se maintenir, malgré la culbute sportive. Une issue favorable qui laisse un goût amer dans la bouche de Labinot Sheholli, milieu de terrain seelandais: «Il est difficile de se réjouir, car nous n'avons pas réussi à atteindre nos objectifs.»

Alain Joseph (Président du Lausanne-Sport): «On n'avait pas le droit de laisser mourir Servette...»

Alain Joseph, en tant que patron du LS, que vous inspire cette situation?

– C'est un immense gâchis qui place le football romand devant ses responsabilités. C'est vraiment honteux.

C'est un signal d'alarme?

– Quand GC a des soucis financiers, il téléphone à quatre banquiers, et c'est réglé. Le foot romand doit réfléchir autrement. On doit trouver des formules qui rendent le foot pérenne.

Que dire de l'attitude de Hugh Quennec?

– On n'avait pas le droit de laisser mourir Servette... Pourquoi a-t-il refusé de l'aide? La transparence en ce qui concerne les comptes aurait sans doute permis de libérer des fonds. Si M. Quennec en a refusé l'accès, il avait des choses à cacher.

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