Goldman Sachs: Le Sénat publie des courriels embarrassants
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Goldman SachsLe Sénat publie des courriels embarrassants

Une commission du Sénat américain a publié samedi des courriels embarrassants pour Goldman Sachs.

Golden Sachs est une banque d'investissement.

Golden Sachs est une banque d'investissement.

Ceux-ci montrent comment la banque a bénéficié de la crise des crédits immobiliers à risques pour empocher des dizaines de millions de dollars.

«Les banques d'investissement comme Goldman Sachs n'étaient pas de simples courtiers, elles étaient les promoteurs intéressés de produits financiers risqués et complexes qui ont favorisé l'éclosion de la crise», écrit Carl Levin, le président de la Sous-Commission sénatoriale permanente d'enquête, dans un communiqué accompagnant la publication de ces documents.

Dans un de ces messages, le PDG de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, écrit: «Nous n'avons bien évidemment pas échappé à la pétaudière des crédits immobiliers à risque. Nous avons perdu de l'argent et ensuite nous en avons gagné plus que nous n'en avons perdu grâce à nos positions courtes» (opérations boursières permettant à un opérateur de réaliser des gains en pariant sur la baisse d'une valeur).

Plainte pour fraude

La publication de ces messages tombe mal pour Goldman Sachs. L'autorité de régulation des marchés boursiers américaine (SEC) a porté plainte contre elle le 16 avril pour fraude devant la justice civile.

La SEC accuse la banque d'avoir trompé des investisseurs en leur faisant faire des placements sur des titres risqués dont elle savait qu'ils allait baisser, sans les informer qu'elle-même pariait sur la baisse des produits qu'elle leur faisait acheter.

Selon le «Washington Post» de samedi, la banque s'apprête à nier la semaine prochaine devant le Congrès avoir mal agi dans cette affaire.

Actions vendues

Le «Wall Street Journal» rapporte quant à lui que cinq dirigeants de Goldman Sachs ont cédé entre octobre et février des actions de leur entreprise à un prix de vente total de 65,4 millions de dollars.

L'autorité de régulation des marchés américains, avait fait savoir à la banque en juillet 2009 qu'elle envisageait de la poursuivre en justice, selon le site internet du journal.

(ats)

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