Actualisé 26.04.2016 à 07:49

BrésilLe Sénat se penche sur la destitution de Rousseff

Vingt-et-un élus seront chargés d'examiner la procédure visant la présidente et de formuler leur recommandation.

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La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

La Cour suprême du Brésil s'est prononcée en faveur de la libération de José Dirceu, ex-chef de cabinet de Lula, condamné pour corruption dans le méga-scandale Petrobras. (Mardi 2 mai 2017)

Keystone
Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

Réforme des retraites, crise économique, éducation, scandale de la viande avariée: les raisons de protester ne manquent pas au Brésil. Le mouvement Vem Pra Rua a appeler dimanche à manifester contre la corruption, à travers tout le pays. (Image d'illustration - 15 mars 2017)

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A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

A la mi-mars, une enquête policière de deux ans a révélé que des douzaines de collaborateurs des autorités sanitaires ont été corrompus pour certifier que la viande avariée était propre à la consommation. Malgré 30 arrestations et la fermetures de plusieurs usines, le scandale ne fait que s'empiler aux récentes révélation de corruption dans l'affaire Petrobras. (Image - 21 mars 2017)

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Le Sénat brésilien s'est réuni lundi pour former la commission spéciale chargée d'analyser la procédure de destitution de la présidente de gauche, Dilma Rousseff, qui pourrait l'écarter du pouvoir dans quelques semaines.

Après être passée à la Chambre des députés le 17 avril, la procédure d'«impeachment» contre Dilma Rousseff sera examinée par une commission de 21 sénateurs, dont les membres ont été choisis lundi. Ceux-ci disposeront de dix jours pour recommander aux 81 sénateurs, qui voteront en séance plénière, de poursuivre ou de classer la procédure.

Décision à la mi-mai

Un vote à la majorité simple des sénateurs (41 sur 81), qui interviendra probablement le 12 mai, suffira à prononcer la mise en accusation de la présidente pour «crime de responsabilité» et à l'écarter du pouvoir pendant au maximum six mois en attendant le jugement final. C'est son vice-président et désormais rival, Michel Temer, qui la remplacerait alors.

Dilma Rousseff a ouvertement accusé Michel Temer de trahison, de conspirer contre elle et de monter en coulisses son éventuel futur gouvernement.

Le mandat de Dilma Rousseff, réélue en 2014 par une différence de 3 millions de vote sur son adversaire, se termine en 2018. Mais son gouvernement a pâti de la récession économique et du vaste scandale de corruption au sein de Petrobras qui a éclaboussé son Parti des travailleurs (PT).

Sénateurs aussi accusés

La présidente est accusée par l'opposition d'avoir maquillé les comptes publics en 2014, année de sa réélection, pour masquer l'ampleur de la crise économique, et début 2015. Dilma Rousseff affirme de son côté que cette pratique a été utilisée par tous ses prédécesseurs sans qu'ils ne soient jamais inquiétés, et crie au «coup d'Etat» institutionnel.

Elle fait aussi valoir qu'elle n'est pas accusée de corruption, contrairement à de nombreux sénateurs qui vont la juger. En effet, 39 des 81 sénateurs font l'objet d'une enquête, dont 12 dans le cadre du scandale Petrobras, à commencer par le président du Sénat et 3e personnage dans la succession présidentielle, Renan Calheiros. Il en va de même pour l'ex-président du Brésil et actuel sénateur Fernando Collor de Mello, selon l'ONG Congresso em Foco. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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