Lausanne: Le séquoia géant de la FIG sera abattu

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LausanneLe séquoia géant de la FIG sera abattu

Les causes du dépérissement de ce séquoia géant sont difficiles à établir avec certitude mais les mesures phytosanitaires entreprises l’an dernier pour tenter de le sauver n’ont pas abouti.

il est probable que le conifère soit victime d’un champignon du genre botryosphaeria (chancre de l’écorce du séquoia), un champignon qui a déjà mis à mal plusieurs autres spécimens de la région.

il est probable que le conifère soit victime d’un champignon du genre botryosphaeria (chancre de l’écorce du séquoia), un champignon qui a déjà mis à mal plusieurs autres spécimens de la région.

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La Fédération internationale de gymnastique (FIG) doit se résoudre à l’abattage du séquoia géant trônant sur sa parcelle à l’avenue de la gare à Lausanne pour des raisons de sécurité. Des mesures phytosanitaires ont été entreprises l’an dernier pour tenter de le sauver, mais elles n’ont pas permis d’enrayer le dépérissement du conifère.

Le risque de chutes de branches représente un danger pour les riverains. La décision de procéder à son abattage est donc devenue inéluctable, écrit la FIG lundi dans un communiqué.

L’arbre sera abattu cette semaine. La Fédération précise que la décision n’a pas été facile à prendre, son personnel ayant assisté au cours des derniers mois à la dégradation de ce conifère majestueux auquel il est profondément attaché.

Causes incertaines

Les causes du dépérissement de ce séquoia géant sont difficiles à établir avec certitude. Cependant, selon les experts consultés, il est probable que le conifère soit victime d’un champignon du genre botryosphaeria (chancre de l’écorce du séquoia), un champignon qui a déjà mis à mal plusieurs autres spécimens de la région.

Les changements climatiques contribuent également à fragiliser les séquoias, originaires de la Côte ouest américaine, où les conditions sont fort différentes. Cela les rend ainsi plus vulnérables à la maladie.

Signes de faiblesse

Suite à l’acquisition du terrain par la FIG, un rapport d’expertise établi par un ingénieur forestier en novembre 2008 à la demande de la Fédération notait déjà «quelques premiers signes de faiblesse». Il soulignait que ce séquoia probablement planté dans la deuxième moitié du 19e siècle pourrait vivre encore «10 à 20 ans».

Au cours de la dernière décennie, des immeubles d’habitation ont été construits en amont de l’arbre, puis le nouveau siège de la FIG en aval. Pour protéger la vitalité de ce majestueux séquoia, la FIG n’avait pas hésité à prendre de coûteuses mesures durant les travaux, rappelle-t-elle.

Une fois l’abattage effectué, la FIG entend planter rapidement un autre arbre pour maintenir l’équilibre végétal du quartier. Le choix se portera sur une essence plus adaptée au climat de l’Arc lémanique et notamment plus résistante aux épisodes caniculaires.

(ATS/NXP)

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