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GenèveLe seul club ouvert aux mineurs est menacé

Un rapport de police met en cause l'organisation de soirées ouvertes aussi aux moins de 18 ans.

par
Didier Tischler

Après avoir mis sur pied, avec succès, une douzaine de soirées pour mineurs, le Krystal Club s'est vu refuser l'autorisation pour celle prévue ce mercredi soir. «Une patrouille de la brigade des mineurs y est allée dimanche soir, raconte le porte-parole de la police, Jean-Philippe Brandt. Elle a constaté que certains mineurs buvaient des cocktails à base d'alcool distillé (n.d.l.r.: des kamikazes). Les agents ont envoyé un rapport à l'Office cantonal de l'inspection du commerce.» Cette interdiction est provisoire, «pendant l'enquête», précise le service concerné.

Ponctuellement, la boîte de nuit de la rue du Prince ouvre ses portes aux jeunes entre 16 et 18 ans. En toute légalité. Il suffit au gérant de l'établissement de demander une autorisation aux services compétents et de respecter la loi: ne pas vendre d'alcools forts aux moins de 18 ans et fermer l'établissement à 2h du matin. Une gestion courageuse, mais délicate à assumer. «Nos employés ont des ordres clairs et peuvent demander les papiers en cas de doute, explique Charles-Yves Gavillet, exploitant du Krystal. Mais les jeunes font souvent preuve d'inconscience, par exemple en demandant à un majeur d'effectuer la commande.»

De leur côté, les parents approuvent ce genre de soirées: «C'est bien que nos ados puissent s'éclater pendant les vacances scolaires dans un cadre surveillé et fermé», témoigne l'un d'eux.

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