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Challenge LeagueLe SFC a tout pour vivre un printemps ensoleillé

Vainqueurs de Bienne (3-1), les «grenat» se sont emparés provisoirement de la 2e place du classement de Challenge League.

par
Robin Carrel
Lancy

Il lui a certes fallu 84 minutes pour passer l'épaule, mais le club genevois a fini par montrer hier qu'il était bien la meilleure équipe romande de Challenge League. Au classement, Servette est même la pre­mière formation suisse de la 2e division en attendant les matches de Wil et de Schaff­house, ce soir.

Mais le pro­blème des Genevois, cette saison, vient du Liechtenstein. Vaduz est en effet au sommet de la Challenge League et le SFC se prépare à une longue course-poursuite au printemps.

Contre Bienne, l'équipe de Jean-Michel Aeby a connu ­mille tourments pour s'offrir trois points très importants. «Ils nous ont bien gênés en début de partie et on s'est mis à douter, a analysé Jocelyn Roux. Nous avons ensuite montré du caractère et joué plus haut.» Entré à la 67e, le buteur a revêtu le costume du héros en inscrivant le 2-1 de la tête, à 6 minutes de la fin. C'est le premier but sous le maillot «grenat» du joueur formé à Etoile Carouge. «Ça fait du bien, a-t-il soupiré. Je suis venu avec de l'ambition et l'envie de montrer quelque chose. Etre ainsi décisif, c'est bon pour la confiance. La ­mienne et celle de l'équipe.»

Grâce à ce succès, l'espoir demeure dans les travées de la Praille. En 2011, lorsque le Lausanne-Sport – où jouait un certain Roux – avait été promu, il comptait encore 14 points de retard sur Lugano à 7 journées de la fin. Ce ne sont pas les 5 unités qui séparent actuellement Servette de la 1re place qui vont effrayer les Genevois.

Renversant. Inexistant en 1re période, Servette a été puni par un but de Dams (33e) contre son camp. Après s’être fait houspiller par leur coach dans les vestiaires, les Genevois se sont rebellés. Un penalty transformé par Tréand (57e) a récompensé la réaction de Servette. Un coup franc de Crettenand à la 73e et une frappe de Pasche dix minutes plus tard ont réchauffé le portier Molina. C’est finalement Roux, d’une belle tête décroisée, qui a porté l’estocade (84e). Après un arrêt incroyable de Müller sur une tête de Manière, dans les arrêts de jeu, Fessou a tué le suspense (91e).

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