Cossonay (VD): Le sort du vieux séquoia abattu secoue le village
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Cossonay (VD)Le sort du vieux séquoia abattu secoue le village

Un arbre séculaire a été coupé mercredi. Il faisait face à un luxueux quartier en construction. De quoi alimenter des rumeurs, infondées selon la Municipalité.

par
Francesco Brienza
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Contrairement aux apparences, l'arbre présentait des signes de mauvaise santé et aurait pu représenter un risque à moyen terme.

Contrairement aux apparences, l'arbre présentait des signes de mauvaise santé et aurait pu représenter un risque à moyen terme.

Lecteur reporter
Le séquoia, dépecé mais encore débout, se trouvait entre les nouveaux logements et la vue sur les montagnes.

Le séquoia, dépecé mais encore débout, se trouvait entre les nouveaux logements et la vue sur les montagnes.

Lecteur reporter
La largeur du tronc coupé témoigne de l'âge avancé du séquoia abattu.

La largeur du tronc coupé témoigne de l'âge avancé du séquoia abattu.

Lecteur reporter

«C'est un emblème de Cossonay qu'on vient d'abattre. C'est choquant, il était si majestueux...» Une habitante de la cité du district de Morges pleure la mort d'un vénérable séquoia, coupé mercredi dernier, à deux pas de chez elle. Sur les réseaux sociaux, ses photos avant/après ont suscité beaucoup de réactions. «Pour ma part, je suis convaincue qu'ils ont fait ça pour une question de vue», reprend la Vaudoise. A deux pas de l'imposant conifère, un nouveau quartier est actuellement en cours de finition, et ce ne sont pas des HLM. «C'est clair que sans lui, on voit beaucoup mieux les montagnes, souffle-t-elle. Et comme par hasard ils font ça discrètement, pendant les vacances d'été!»

La demande d'abattage du vieux séquoia émane bien du propriétaire du lotissement, confirme la Municipalité. Un formulaire officiel est parvenu à l'administration le 4 avril dernier. «Mais la vue n'en a jamais été le critère, balaie Bernard Ebener, l'édile responsable des forêts et de la protection de l'environnement. Le propriétaire s'est simplement aperçu que l'arbre avait commencé à sécher, tout comme quatre cerisiers voisins.» Un problème déjà connu des autorités depuis quelques années et qui aurait pu poser un problème de sécurité à l'avenir. Raison pour laquelle l'Exécutif a autorisé l'abattage des troncs. Et l'élu conteste avoir agi en catimini: «La décision a été mise à l'affichage public et la population avait vingt jours pour s'y opposer», explique-t-il. Avant de conclure: «C'est la procédure standard. Et aucune objection n'a été enregistrée.»

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