Suisse: Le sous-emploi touchait 291'000 personnes en 2012
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SuisseLe sous-emploi touchait 291'000 personnes en 2012

Quelque 291'000 personnes se trouvaient en situation de sous-emploi en Suisse l'an dernier, soit un taux de 5,8% de la population active.

La catégorie réunit des individus souhaitant travailler davantage sans pouvoir forcément concrétiser cette intention.

Le volume de travail supplémentaire désiré correspond à 94'000 emplois en équivalents plein temps, relève l'Office fédéral de la statistique (OFS) en publiant mardi une étude traitant d'indicateurs complémentaires au chômage. Le taux de sous-emploi en Suisse atteignait dès lors 5,8% de la population active en 2012.

En comparaison internationale, le coefficient ressort à 3,8% dans l'Union européenne, et à 3,9% pour les dix-sept pays constituant la zone euro. Parmi les Etats voisins, l'Allemagne affiche un taux de 4,3%, la France de 4%, l'Italie de 2,4% et l'Autriche de 3,3%.

Temps partiel

Les femmes, les individus âgés entre 40 et 54 ans et les personnes au bénéfice d'une formation de degré secondaire II (école de maturité ou formation professionnelle initiale) sont les plus touchés par le phénomène. Les trois groupes ont en commun d'afficher un taux élevé d'activité professionnelle à temps partiel, note l'OFS.

En déplaçant le curseur vers le sous-ensemble des personnes travaillant à temps partiel, il ressort alors que ce sont les hommes, les étrangers, les individus âgés entre 15 et 24 ans et ceux sans formation postobligatoire qui sont le plus souvent affectés par un taux d'occupation insuffisant.

Le phénomène dépend aussi du niveau de salaire. Le revenu brut perçu par les personnes en situation de sous-emploi apparaît ainsi, et pour certaines nettement, inférieur à celui des personnes occupées ne souffrant pas de sous-emploi.

Recherche peu active

D'autres détails rendent visibles le fait que seuls 26,7% des individus en situation de sous-emploi cherchent activement du travail supplémentaire. Le taux le plus élevé est atteint pour les hommes (31,3%) et pour les étrangers (34,4%).

L'OFS relève trois possibilités d'accroître son activité: augmenter son horaire hebdomadaire pour parvenir au volume souhaité, accomplir davantage d'heures dans l'emploi actuel ou chercher un emploi complémentaire. La deuxième option est privilégiée à hauteur de 57,3%.

Le nombre de personnes se trouvant en situation de sous-emploi apparaît relativement constant en Suisse. Au deuxième trimestre de cette année par exemple, il s'élevait à 285'000. (ats)

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