Affaire DSK : Le souvenir de Polanski fait craindre une fuite
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Affaire DSK Le souvenir de Polanski fait craindre une fuite

L'affaire du cinéaste franco-polonais qui avait fuit les Etats-Unis alors qu'il était poursuivi pour viol ne joue pas en faveur de Dominique Strauss-Kahn.

L'affaire Polanski, cinéaste franco-polonais qui avait quitté les Etats-Unis où il était poursuivi pour viol, joue un «rôle inconscient» dans le cas de Dominique Strauss-Kahn, que la justice américaine garde en prison déclarant craindre de le voir s'enfuir, selon l'avocat de M. Polanski.

Interrogé sur la radio France Info, Me ? a admis mardi que l'affaire Polanski jouait «un rôle inconscient» dans l'affaire DSK, «bien que les situations procédurales soient très différentes».

DSK sort du commissariat de Harlem

Il a appelé la diplomatie française à «garantir» que Dominique Strauss-Kahn ne s'enfuira pas, afin qu'il soit remis en liberté et puisse préparer sa défense.

Le patron du Fonds monétaire international (FMI), arrêté samedi pour agression sexuelle et tentative de viol d'une femme de chambre d'un hôtel de Manhattan, a comparu lundi devant une juge de New York qui a refusé sa libération sous caution en arguant d'un risque de fuite.

Lors de cette audience, les procureurs ont évoqué le cas de Roman Polanski, tandis que la juge s'est défendue de toute influence liée à cette affaire.

«Ils sont français tous les deux», a noté Me Kiejman, et «la France n'extrade pas ses nationaux (...) Donc la crainte du juge américain, c'est que Dominique Strauss-Kahn (...) puisse rejoindre le territoire français et, de là, soit inexpugnable».

L'avocat estime que l'«appareil diplomatique (français) devrait s'engager non pas pour intervenir sur la justice américaine - c'est hors de question, notre justice n'a de leçon à donner à personne - mais pour garantir (...) que DSK se présentera à toutes les convocations de la justice américaine».

«Tout devrait être fait pour démontrer que DSK ne quittera pas les Etats-Unis, voire l'Etat de New York», a poursuivi Me Kiejman. Pour l'avocat, «il s'agit d'obtenir que celui qui est accusé puisse se défendre dans les meilleures conditions possible».

«Quand Roman Polanski est parti, il disposait de son passeport», a relevé son ancien avocat. Cela «ne serait pas le cas, si on enlevait son passeport à DSK».

La Suisse avait refusé en juillet 2010 d'extrader Roman Polanski vers les Etats-Unis, comme le demandait la justice américaine, qui le recherchait pour des «relations sexuelles illégales» avec une mineure âgée de 13 ans en 1977.

Le cinéaste, arrêté sur mandat international américain le 26 septembre à son arrivée à Zurich pour un festival, avait fui les Etats-Unis début 1978 avant la décision du juge le concernant, craignant une peine maximale de 50 ans. (afp)

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