Football: Le sprint final sans le «grand frère»

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FootballLe sprint final sans le «grand frère»

Blessé, Valon Behrami ne participera pas aux deux derniers matchs des éliminatoires du Mondial 2018.

Valon Behrami souffre d'une blessure aux adducteurs. (Lundi 2 octobre 2017)

Valon Behrami souffre d'une blessure aux adducteurs. (Lundi 2 octobre 2017)

Keystone/Archives

Coup dur pour l'équipe de Suisse avant le sprint final de sa campagne de Russie ! Elle devra le négocier sans Valon Behrami.

Victime d'une blessure aux adducteurs samedi lors de la victoire 4-0 de l'Udinese sur la Sampdoria, le Tessinois sera absent pour la rencontre de samedi contre la Hongrie à Bâle et pour la «finalisssima» du mardi 10 octobre à Lisbonne contre le Portugal. Tout le monde a pu mesurer l'importance du vice-capitaine dans l'échiquier de Vladimir Petkovic. Il interprète à merveille son rôle de no 6 devant la défense, sans oublier que son statut de «grand frère» lui confère toute légitimité pour recadrer à besoin un Granit Xhaka, un Xherdan Shaqiri ou un Admir Mehmedi. Et l'on ne parle pas du poids de l'expérience d'un joueur qui a disputé trois Coupes du monde et deux Euros.

«Ce n'est pas la première fois dans cette campagne que nous devons faire à un tel forfait, souligne Vladimir Petkovic. Jusqu'à présent, nous avons su parfaitement composer avec les diverses absences. J'ai la chance de pouvoir m'appuyer sur un cadre élargi qui m'offre une certaine marge de manoeuvre.» Pour remplacer Behrami, Vladimir Petkovic a, ainsi, le choix entre trois candidats: Remo Freuler, Denis Zakaria ou Fabian Frei.

Après Behrami et les cousins Gelson et Edimilson Fernandes, Vladimir Petkovic doit également faire face au renoncement de Roman Bürki. Le gardien du Borussia Dortmund souffre d'une infection dentaire. Il a fait appel à Yvon Mvogo pour le suppléer.

Gavranovic plutôt qu'Oberlin

Si la nomination du Fribourgeois ne constitue pas une surprise, l'identité du remplaçant de Behrami dans sa liste des vingt-trois interpelle. Le coach national a, en effet, retenu Mario Gavranovic alors que Dimitri Oberlin reste sur la touche, ou plutôt à la disposition de l'équipe des M21. «Oberlin a réussi, c'est vrai, un grand match contre Benfica. Mais il doit d'abord s'établir comme un titulaire indiscutable dans son club. Et confirmer par la suite, souligne le sélectionneur. Il bénéficie encore d'une très belle marge de progression. Il serait dangereux de brûler les étapes.»

Auteur d'un doublé dimanche en championnat de Croatie à Rudes avec Rijeka, Maio Gavranovic (27 ans) n'était plus apparu en équipe nationale depuis sa blessure aux ligaments croisés du genou lors de la Coupe du monde 2014 au Brésil. «Mario mérite d'être appelé, glisse Vladimir Petkovic. Je vais pouvoir apprendre à le connaître lors de cette semaine.»

La sélection de Gavranovic n'est en aucun cas motivée, selon Vladimir Petkovic, par la baisse de régime de Haris Seferovic, remplaçant lors des deux derniers matches de Benfica. «Le fait de ne pas jouer d'entrée les deux dernières rencontres ne doit pas occulter le fantastique début de saison de Haris, lance-t-il. C'est absurde de parler de creux à son sujet.»

La gestion des cartons

Comme toujours, Vladimir Petkovic a rappelé que seul le prochain match compte. «Il faut battre la Hongrie pour aborder la partie de Lisbonne en pleine confiance, martèle-t-il. J'ai lu qu'un match nul samedi suffira à notre bonheur. Mais je ne sais pas calculer. A chaque match, je nourris toujours le même objectif: gagner !» Mais derrière ce discours de façade, on sent bien que la proximité de la «finalissima» de Lisbonne contre Cristiano Ronalo et ses coéquipiers comptera dans la gestion de la rencontre de samedi.

Ainsi, les quatre joueurs sous la menace d'une suspension à Lisbonne en cas d'un carton jaune samedi ne joueront peut-être pas tous face aux Hongrois. On veut parler de Blerim Dzemaili, d'Admir Mehmedi, de Ricardo Rodriguez et à un degré moindre de Michael Lang.

Les Portugais devront également gérer cette problématique samedi soir à Andorre avec également quatre joueurs «menacés»: Jose Fonte, Andre Gomes, Quaresma et... Ronaldo. «Je doute que Fernando Santos prenne le risque d'aligner Ronaldo samedi, glisse Vladimir Petkovic. Bien sûr, Cristiano aimerait jouer pour marquer des buts en plus en sélection. Mais à mes yeux, c'est trop dangereux.» Une manière indirecte de faire comprendre que Dzemaili, Mehmedi et Rodriguez pourraient, eux aussi, se retrouver sur le banc samedi. Même si, bien sûr, seul compte le prochain match... (nxp/ats)

(NewsXpress)

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