Actualisé 29.10.2014 à 08:12

LausanneLe squat, un modèle contre la pénurie du logement?

Le propriétaire d'une maison occupée salue le climat de confiance instauré avec ses habitants. La Ville, elle, applaudit la manœuvre.

de
Francesco Brienza
Le no 6 de la rue de l'Ale, à Lausanne, est occupé depuis un mois.

Le no 6 de la rue de l'Ale, à Lausanne, est occupé depuis un mois.

Rarement une nouvelle occupation d'immeuble au centre-ville de Lausanne n'aura fait aussi peu parler d'elle. Investi depuis un bon mois par le collectif «La Fraîche», le bâtiment situé à la rue de l'Ale 6 subira prochainement de gros travaux d'agrandissement. En attendant, ni le voisinage, ni la Ville, ni son propriétaire ne se plaignent de la situation. Bien au contraire.

«Jusqu'à présent, les occupants se sont toujours montrés très coopératifs, indique le propriétaire, contacté par téléphone. Tant qu'ils ne retardent pas la transformation, il n'y a pas lieu de les dénoncer.» Les gabarits ont d'ailleurs été posés et la mise à l'enquête suit normalement son cours. Rien à signaler non plus du côté de la police municipale. «Jusqu'ici, nous n'avons reçu aucune doléance de la population en lien avec ce squat», note son porte-parole, Sébastien Jost.

Visiblement exemplaire, la cohabitation à la rue de l'Ale inspire la Municipalité. «Tant mieux s'il peut y avoir des accords entre les squatteurs et les propriétaires, pour autant que les conditions de sécurité le permettent, indique Grégoire Junod, directeur du Logement et de la Sécurité publique. S'agissant de bâtiments vides en attente de travaux, la Ville encourage même la signature de contrats de confiance, de sorte qu'on ne laisse pas, parfois pendant des mois voire des années, des logements inoccupés dans le contexte de pénurie actuelle.» Et le municipal socialiste de souligner qu'à l'heure actuelle, la plupart des squats à Lausanne «ne posent pas de problème».

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