Décès dus à l'amiante en Italie: Le Suisse Schmidheiny absent de son procès pour homicides

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Décès dus à l'amiante en ItalieLe Suisse Schmidheiny absent de son procès pour homicides

La première audience du procès de l'industriel suisse Stephan Schmidheiny et du baron belge Jean-Louis de Cartier, qui étaient selon l'acte d'accusation les deux anciens propriétaires d'Eternit SA Italie, s'est ouvert jeudi matin à Turin.

Les deux accusés ne se sont pas présentés aux débats.

La foule, les journalistes et caméramen du monde entier, les avocats des parties civiles et les familles des victimes ont pris d'assaut l'immense salle du tribunal de Turin où l'audience s'est ouverte à 10h15, ont rapporté les agences de presse italiennes.

Les deux inculpés qui, selon l'accusation du procureur Raffaele Guariniello, doivent répondre d'homicides par négligence pour les morts provoquées par l'exposition à l'amiante, étaient absents. Ils seront jugés par contumace par le président de la cour Giuseppe Casalbore.

Deux autres salles d'audience plus petites sont reliées par un système de vidéo à la salle principale. Plus de 700 personnes se sont constituées partie civile dans le procès: elles représentent les quelque 2000 ouvrières et ouvriers d'Eternit SA Italie, décédés des suites de la contamination et les 800 autres malades.

L'Etat italien demande son exclusion du procès

En ouverture d'audience, les avocats de la Présidence du Conseil des ministres ont communiqué qu'ils demanderont leur exclusion du procès comme responsable civil. L'Etat italien a été cité à comparaître sur demande de la veuve d'une des victimes.

Le milliardaire Stephan Schmidheiny, 62 ans, actuellement résidant au Costa-Rica et la baron Jean-Louis de Cartier de Marchienne, 89 ans, sont notamment accusés d'avoir négligé les mesures de sécurité sur les lieux de travail des usines Eternit en Italie. Leur procès pourrait durer plusieurs années. Les deux hommes risquent jusqu'à treize ans de réclusion.

La contamination par l'amiante s'est étendue de 1973, année du rachat des fabriques par MM. Schmidheiny et de Cartier, à 1986, date de la faillite des sites italiens.

(ap)

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