Actualisé 12.06.2012 à 10:47

FribourgLe surcoût du Pont de la Poya fâche les politiques

La gauche et l'UDC fribourgeoises vont déposer mardi, chacun de leur côté, une demande afin de créer une commission d'enquête parlementaire pour comprendre les raisons des surcoûts de la construction du Pont de la Poya.

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Les surcoûts de la construction font jaser le monde politique fribourgeois.

Les surcoûts de la construction font jaser le monde politique fribourgeois.

Le Grand conseil fribourgeois va devoir se prononcer sur la création d'une CEP, chargée de faire la lumière sur la gestion financière du projet. Pour la gauche et l'UDC, l'augmentation des charges liées à la construction doit faire l'objet d'une enquête indépendante.

La semaine dernière, la Direction de l'aménagement de l'environnement et des constructions (DAEC) a annoncé un nouveau surcoût de 22 millions. En 2006, le peuple avait accepté un projet à 120 millions, mais voilà qu'il se devise à 211 millions (21%), selon «La Liberté». Le canton a, lui, admis une augmentation de 17,6%.

Ne pas refaire les mêmes erreurs

Pour Pierre Mauron, chef du groupe socialiste, il s'agit de ne pas répéter les erreurs du chantier du contournement de Bulle. En effet, la construction de la route avait dépassé de 50% la somme budgétisée. L'élu a l'impression qu'on «veut mettre le citoyen et le Grand Conseil devant le fait accompli pour qu'ils n'aient plus qu'à payer la facture», dit-il au quotidien fribourgeois.

Si Pierre Mauron salue la beauté de l'ouvrage, cela «ne dispense pas les responsables (...) d'en contrôler l'évolution financière.»

A l'UDC, on estime que d'autres «mauvaises surprises» sont à prévoir. «Les problèmes géologiques ne sont encore pas tous résolus», confie Emmanuel Waeber, chef du groupe UDC. Il craint de voir les coûts dépasser les 20% au final.

«La Liberté», qui s'est procuré le texte de la requête UDC, évoque des critiques d'une maîtrise des coûts «clairement lacunaire» et la nécessité de «clarifier les responsabilités opérationnelles et politiques».

Une chance d'être acceptée

Le débat pourrait avoir lieu cette semaine encore. Si, en 2008, la droite bourgeoise avait refusé la création de la CEP, la situation est bien différente cette année. Si la gauche et l'UDC restent solidaires, elles risquent de voir leur demande acceptée. En effet, le bloc PDC-PLR n'occupe plus que 50 sur les 110 sièges du Parlement cantonal (56 en 2008).

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