Paris: Le suspect avoue avoir tué la joggeuse française
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ParisLe suspect avoue avoir tué la joggeuse française

Un Français de 47 ans, condamné pour viol mais qui avait bénéficié d'une libération conditionnelle, a avoué mercredi l'enlèvement et le meurtre d'une joggeuse. Celle-ci avait réussi à alerter les gendarmes en les appelant depuis le coffre de la voiture de son ravisseur.

Le suspect a reconnu être «l'auteur des faits. Il a reconnu avoir enlevé la jeune femme», a déclaré l'avocat du suspect, Me Laurent Caruso, deux jours après la disparition de la joggeuse, âgée de 42 ans.

A un journaliste qui lui demandait si l'homme avait reconnu l'avoir tuée, l'avocat a répondu «oui, tout à fait, il l'a reconnu», ajoutant que l'homme était resté «assez flou» sur les moyens employés.

«Aujourd'hui, il n'a toujours pas donné d'explication, il ne comprend pas lui-même ce qui l'a poussé à faire cela», a poursuivi l'avocat, expliquant que son client avait rencontré la victime par un «total hasard». «On est en face de quelqu'un qui a visiblement (...) été sous le coup d'une pulsion», a-t-il commenté.

Selon une source judiciaire, le suspect a «dit au magistrat instructeur où se trouvait le corps». Ni cette source ni l'avocat n'ont souhaiter préciser où se trouve ce lieu. «Des vérifications sont en cours», a indiqué la source.

Résidus ADN sur la peau

La joggeuse avait disparu lundi matin alors qu'elle courait près de la forêt de Fontainebleau, en région parisienne. Elle avait réussi à joindre les gendarmes depuis le coffre de la voiture de son ravisseur, expliquant qu'elle venait d'être enlevée par un homme armé d'un couteau.

Elle avait également donné le signalement de la voiture, qui a été localisée, peu de temps après, dans la cour d'une propriété dont le suspect est le gardien.

La voiture était vide, le moteur encore chaud, et le suspect ne se trouvait pas à la résidence. Il s'y est rendu après avoir été contacté par l'intermédiaire de sa femme.

L'homme avait été inculpé plus tôt dans la journée pour enlèvement et séquestration, après avoir été confondu par des traces d'ADN de la jeune femme, vraisemblablement issus de résidus de peau, sur sa main gauche.

Viol et enlèvement d'une fillette

Il avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans mais avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2007, assortie de strictes mesures de contrôles.

Malgré cela, le violeur s'était réinstallé à Echilleuses, là même où vivent les parents de sa victime. Cette dernière, aujourd'hui étudiante, vivait «dans la peur depuis sa libération», a confié au journal «Le Parisien» son père, qui a rappelé: «Il lui avait promis la mort pour l'avoir dénoncé».

(ats)

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