Coronavirus – Le syndrome du «visage vide», cette nouvelle pathologie qui touche les ados

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CoronavirusLe syndrome du «visage vide», cette nouvelle pathologie qui touche les ados

L’abandon du port du masque se révèle être une source d’angoisse et d’anxiété pour certaines personnes, surtout les plus jeunes.

Les jeunes en pleine puberté sont particulièrement touchés par ce trouble. 

Les jeunes en pleine puberté sont particulièrement touchés par ce trouble. 

AFP

La levée du port du masque, décrétée un peu partout en Europe, a ravi l’écrasante majorité de la population. Or, chez d’autres, l’abandon de cette mesure a fait naître toutes sortes de symptômes mentaux inattendus, observés par des psychologues espagnols. Ainsi, selon José Antonio Galiani, certains ressentent une véritable détresse au moment de se séparer du masque, devenu un incontournable accessoire du quotidien il y a deux ans. Ces personnes peuvent également vivre très mal le fait de voir d’autres gens retirer leur masque, craignant une contagion.

Porter un masque pendant deux ans a pu altérer les interactions sociales et aggraver les troubles émotionnels de certaines personnes. Le spécialiste espagnol appelle cette pathologie le syndrome du «visage vide», qui affecte particulièrement les adolescents. Il se traduit par de l’hypocondrie, une timidité excessive, une anxiété généralisée voire des crises d’angoisse. «Ces personnes vivent beaucoup d’inconfort émotionnel, elles peuvent être très réactives et déclencher des conflits ou des agressions», expliquait fin mars José Antonio Galiani à «El Periodico».

Important de prendre son temps

Comme le souligne Georgina del Valle, pédopsychologue à l’hôpital universitaire de Barcelone, le masque camouflait une partie du visage et protégeait en quelque sorte du regard des autres. Si les adolescents sont particulièrement touchés par ce syndrome du visage vide, c’est justement parce que l’apparence physique occupe une place centrale lors de la puberté. Ces jeunes ont l’impression de se retrouver tout nu, à découvert, sans leur masque et ne sentent plus en sécurité et ont peur d’être rejetés.

Les spécialistes insistent sur le fait que tout changement nécessite un temps d’adaptation et qu’il n’est pas obligatoire d’enlever le masque. Libre à chacun de le conserver s’il en ressent encore le besoin, quitte à le retirer petit à petit.

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(joc)

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