Saez: «Le système va péter, plus d'autre choix»
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Saez«Le système va péter, plus d'autre choix»

Avec «J'accuse», Saez a sorti un brûlot sur la société de consommation. A écouter le poing levé au Festi'neuch samedi.

par
Laurent Flückiger
Avec son sens de la formule, Damien Saez est peut-être le dernier des rockers littéraires. (Photo: j-b.mondino)

Avec son sens de la formule, Damien Saez est peut-être le dernier des rockers littéraires. (Photo: j-b.mondino)

20minutes online. Après l'acoustique «Varsovie», vous retrouvez votre côté percutant. Que s'est-il passé?

Saez. Rien de spécial. C'est plutôt l'album précédent qui était à part. Là, c'est «Jours étranges» dix ans après.

Que reprochez-vous à la société de consommation?

De ne pas avoir l'humain comme dieu.

L'ennemi, ce sont les multinationales?

Ce n'est pas aussi simple. Le problème, c'est le système en lui-même. Mais ça va péter, plus on insiste dans cette voie, plus il y a de chances que ça arrive. Le ras-le-bol général est grandissant. Oui, je suis fatigué du monde qui m'entoure.

Vous chantez: «L'homme ne descend pas du singe, il descend plutôt du mouton»...

Le but de ce disque était de mettre l'accent sur les gens eux-mêmes. C'est le peuple qui se gave de consommation. S'il cessait de le faire, tout changerait. Le peuple a le pouvoir en main.

Comment êtes-vous sorti de l'enregistrement du disque? Je suis un acharné en studio, donc pas beaucoup de sommeil en quatre mois.

Pourquoi c'est si rare, une telle liberté de ton dans le rock ou la chanson française?

Les gens me le demandent souvent. Je ne sais pas. Je n'ai pas l'impression de faire partie du milieu artistique. Je fais mes chansons comme un artisan fait ses tables. Si, à la fin, ça me permet d'avoir un restaurateur qui me paie à bouffer ou un organisateur qui me propose une date de concert, c'est que j'ai une vie de rêve. Sans obligation aucune.

Vous avez une vie de rêve?

Oui!

Festi’neuch

Samedi, 22h30, Chapiteau

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