Le tableau suisse Uniboard veut conquérir le monde
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Le tableau suisse Uniboard veut conquérir le monde

Une start-up va vendre les tableaux noirs informatisés inventés à l'Université de Lausanne.

En 2003, les étudiants et enseignants de l'UNIL ont découvert l'Uniboard. Quatre ans plus tard, ce tableau interactif informatisé pourrait gagner le monde. L'UNIL vient en effet d'autoriser la création d'une spin-off, la société Mnemis, pour commercialiser cet outil qui facilite l'enseignement grâce aux nouvelles technologies.

Développé en interne pour un coût nul, puisque le budget a été prélevé sur les économies réalisées sur la pose de vrais tableaux noirs, l'Uniboard a été testé durant 4 ans dans 170 classes à l'UNIL, à l'Université de Fribourg, dans deux cycles d'orientation genevois et au Gymnase intercantonal de la Broye. D'autres établissements en Suisse et à l'étranger pourraient l'adopter. Mnemis affrontera la concurrence de groupes anglais et canadiens.

«Il existe déjà 750 000 tableaux blancs électroniques dans le monde», confie Cyril Pavillard, directeur de Mnemis et co-inventeur de l'Uniboard. «Le marché n'est pas mûr, mais il est estimé à 2 millions de pièces pour 2010», ajoute-t-il. La Suisse peut toutefois faire la différence. Ses chercheurs sont partis des besoins des utilisateurs pour concevoir un produit très simple d'utilisation. L'enseignant donne le cours face aux étudiants tout en écrivant au tablea u comme sur un Tablet PC. L'Uniboard coûte aussi moitié moins qu'un tableau traditionnel, si l'on excepte le prix du projecteur.

Giuseppe Melillo

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