Suisse: «Le Temps» ne sera pas repris par sa direction
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Suisse«Le Temps» ne sera pas repris par sa direction

Ringier et Tamedia, les deux actionnaires majoritaires du journal romand, ont écarté cette solution mardi. Les deux éditeurs souhaitent un repreneur prêt «à assumer en son nom les risques financiers» découlant d'un tel rachat.

Un projet de «management buyout» n'est pas réaliste du point de vue des ressources financières, ont indiqué Ringier et Tamedia dans un communiqué. En outre, une recherche simultanée d'investisseurs menée par la direction du journal «conduirait à un conflit d'intérêts entre cette dernière et les actionnaires actuels du titre».

Dans le cadre de la mise en vente du «Temps», les deux éditeurs ne tiendront compte que des «projets dont la reprise du titre est assurée par les propres moyens financiers de la personne ou de l'entreprise intéressée». Les projets d'indépendants ou d'entreprises agissant pour des investisseurs tiers seront écartés.

Ringier et Tamedia ont néanmoins été sensibles à l'initiative de la direction du «Temps». Cette initiative démontre «en tous les cas aux deux éditeurs la motivation et le fort engagement de la direction du «Temps» concernant l'avenir de son titre» ainsi que sa volonté de mettre à profit son expérience dans le développement futur du journal.

Déception

«Nous sommes évidemment déçus de cette décision, mais nous en prenons acte», a déclaré Valérie Boagno, la directrice générale du «Temps». La direction du journal avait pensé à une plus grande ouverture lors de la mise en vente du «Temps». Or, les conditions qui ont été posées par les deux éditeurs et qui ont été annoncées mardi excluent une solution de type «management buyout».

La direction du «Temps» comptait faire une offre d'ici à la fin du mois, conformément aux délais fixés par les actuels propriétaires du titre. Elle avait préparé un dossier à l'intention d'éventuels investisseurs. Quelques contacts avaient été pris.

Outre la direction du «Temps», d'autres acquéreurs potentiels ont manifesté leur intérêt pour le quotidien. Le patron de Hublot, Jean-Claude Biver, a déposé un dossier pour racheter le journal. Le quotidien «L'Agefi» s'est aussi mis sur les rangs, tout comme la société MedienVielFalt Holding, derrière laquelle se trouve le conseiller national Christoph Blocher (UDC/ZH) et le financier tessinois Tito Tettamanti. (ats)

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