Actualisé 07.11.2008 à 09:12

«Caïd» violeur à Fribourg

Le TF confirme la réclusion de trois ans pour un violeur

Un verdict de trois ans de réclusion pour viol et contrainte sexuelle prononcé par la justice fribourgeoise contre un homme qui s'est parfois présenté comme «un chef de la mafia turque» est définitif.

Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé cette condamnation, annulée l'an dernier.

Le violeur, qui se fait appeler «professeur» a été dépeint par le Tribunal cantonal (TC) de Fribourg comme un homme mûr au comportement de «caïd». Il avait profité de son ascendant à l'égard d'une femme vingt-cinq ans plus jeune que lui pour obtenir des relations sexuelles empreintes de violence.

En 2004, sa victime l'avait dénoncé, affirmant avoir cédé sous la contrainte, parfois sous la menace d'une arme. Un gynécologue avait relevé la présence de rougeurs et d'hématomes sur le corps de la jeune femme.

Rétractation sous contrainte

L'affaire s'était compliquée lorsque la victime avait écrit une lettre de rétractation. Celle-ci n'avait cependant pas suffi à disculper le «caïd», un témoin affirmant que la missive avait été rédigée sous la contrainte.

Face à certaines incohérences sur lesquelles il avait pointé le doigt, le TF avait décidé en août 2007 d'annuler la condamnation et de renvoyer l'affaire au TC.

Préparatifs de meurtre

En février 2008, après un nouvel examen, l'instance cantonale avait confirmé son premier verdict. Elle avait jugé que le «faisceau d'indices dont elle disposait était suffisant pour écarter tout doute sérieux quant à la culpabilité».

L'instance cantonale avait relevé que le violeur est un homme d'affaires n'hésitant pas à user de méthodes d'intimidation. Il est à l'origine de diverses procédures pénales en cours. L'une d'elles concerne des actes préparatoires pour meurtre ou assassinat contre un juge d'instruction.

Pour le TF, le nouveau jugement est convaincant. «L'emprise exercée par le violeur sur sa victime qu'il manipulait de manière à ce qu'elle ne puisse lui résister explique le comportement contradictoire de la jeune femme, qui maintenait des contacts avec son agresseur tout en dénonçant les actes qu'il commettait». (ats)

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