Commerce de détail: Le tourisme d'achat frontalier coûte bonbon
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Commerce de détailLe tourisme d'achat frontalier coûte bonbon

La facture du tourisme des achats frontalier s'élève à environ 2 milliards de francs par an, selon le patron de Coop Hansueli Loosli.

La cherté du franc fort coûte des milliards au commerce de détail helvétique, victime du tourisme d'achat frontalier. Le patron de Coop, Hansueli Loosli, estime à deux milliards de francs ce qui entre dans les caisses des magasins d'alimentation aux frontières de la Suisse.

Coop perd un cinquième de ce montant, explique M. Loosli dans une interview à «Der Sonntag». Le géant de la distribution essaie de se tourner vers les importations directes. Mais les quantités livrées ne suffisent pas.

Au niveau des ventes, Coop affiche actuellement un léger recul par rapport à l'année passée, relève M. Loosli, qui quittera la direction du groupe à fin août. Pour l'entier de l'exercice, il s'attend à une croissance de 0 à 1%. L'an dernier, Coop a enregistré plus de 20 milliards de francs de chiffre d'affaires, en hausse de 1,8% sur un an.

Le groupe Transgourmet, spécialisé dans la distribution pour les professionnels de l'alimentaire acquis l'automne dernier, connaît une bonne croissance, note M. Loosli. A fin mai, elle se montait à 7% en monnaies locales. Ces cinq prochaines années, 1000 nouveaux emplois devraient être créés à l'étranger. Transgourmet a notamment des plans de développement en Russie, Pologne et Roumanie.

(ats)

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