«Kaamelott»: «Le tournage du Livre VI à Cinecittà était magique!»
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«Kaamelott»«Le tournage du Livre VI à Cinecittà était magique!»

Le Livre VI de «Kaamelott» sera diffusé dès le 17 octobre sur M6. Les neuf épisodes traitent des origines du Roi Arthur.

par
Caroline Goldschmid

L'équipe de «Kaamelott» s'est déplacée en masse lors du dernier Festival international de télévision de Monte-Carlo pour promouvoir le Livre VI. Lionel et Simon Astier, Josée Drevon et Manu Meirieu nous ont parlé du tournage en famille et des guest-stars de la nouvelle saison notamment.

– 20minutes online. Comment expliquez-vous le succès de la série?

– Lionel Astier: On n'explique pas les succès, il n'y a pas de recette. Sinon, tout le monde y arriverait! Ici, c'est une vraie envie. Contrairement à beaucoup de projets télé, ce n'est pas né d'un brainstorming où on se demande ce qui pourrait plaire aux gens. C'est né d'un projet qui plaisait à celui qui l'a créé avant tout. Il a eu envie de le raconter aux autres et ça a marché.

– Vous avez participé à une certaine époque à l'écriture; pourquoi vous ne le faites plus ?

– Lionel: J'ai participé quand le format était de trois minutes. Ces épisodes-là n'avaient pas vraiment de relation entre eux. Quand c'est devenu «feuilletonnant», Alexandre a pris la direction de l'histoire, car il savait où il voulait l'emmener.

– Josée Drevon, qu'est-ce que ça fait de jouer la mère du Roi Arthur à l'écran?

– C'est intéressant car c'est un personnage méchant et comique à la fois. Il a donc les deux qualités pour qu'un comédien aime faire ça.

– Vous avez puisé dans votre expérience personnelle pour jouer ce personnage (n.d.l.r.: Josée Drevon est la maman de Simon Astier)?

– Ce n'est pas à moi qu'il faut demander ça! Mais peut-être qu'il y a des choses dans la tête des gens qui écrivent qui sont de l'ordre de l'intime…

– Quel souvenir gardez-vous d'Alexandre quand il était petit? Est-ce qu'il était déjà très créateur?

– C'est vrai que petits déjà, leur papa leur faisait réciter des conversations entières autour d'un auteur qu'il aimait beaucoup; donc, les enfants inventaient des choses et ils faisaient aussi des chansons. Il y avait un background familial qui permettait aux enfants de pouvoir être inventifs.

– Qu'est-ce qui a changé pour vous professionnellement depuis le succès de «Kaamelott»?

– Lionel: Avant, je faisais beaucoup de télé mais je n'aimais pas ça. Je préférais être au théâtre. Depuis «Kaamelott», j'ai pris beaucoup de plaisir à tourner. Il a y aussi le fait que la série est une vitrine.

- Simon: «Kaamelott» a rencontré son public, les professionnels, la presse. C'est quand même assez hallucinant ce qu'il se passe! Du coup, nous, on se rend compte qu'on est apprécié des gens pour les bonnes raisons et au niveau professionnel, on est lu et on est reçu parce qu'on vient de cette série. Cela nous crédibilise dans ce qu'on fait.

– Manu Meirieu, votre personnage arrive dans le Livre VI. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur lui et sur cette nouvelle saison?

– Le Livre VI raconte la jeunesse d'Arthur à Rome et je suis son pote de régiment. Je vais devenir son Premier Lieutenant. Nous avons tourné à Cinecittà, dans les décors de la série «Rome». C'était magique! Mon rôle a été taillé sur mesure et j'ai reconnu à l'écriture des traits qui me correspondaient.

- Lionel: C'était marrant de voir ce qu'on pouvait faire de ces gens-là plus jeunes, quinze ans plus tôt, avec le pouvoir qui leur arrive, avec une Bretagne complètement désorganisée. Déjà, dans «Kaamelott», ce sont des bras cassés et avant, c'était bras cassés puissance dix (rires)! Donc, il fallait qu'Arthur arrive pour remettre de l'ordre.

– «Kaamelott» est connue pour ses guest-stars. Dans le Livre VI, il y a notamment Pierre Mondy, non?

– Lionel: Oui, tout à fait. Mais je tiens à préciser une chose: c'est parce que «Kaamelott» a marché et a plu que les stars ont demandé à venir dans la série et pas l'inverse. C'est un signe qu'il ne faut pas négliger. Pierre Mondy, c'est quelqu'un qui voit dans l'équipe Kaamelott une succession . Il était très heureux de faire ça, il a retrouvé des sensations de jeunesse. Je crois qu'il s'est beaucoup amusé. Parmi les autres guests se trouvent Tchéky Karyo, Patrick Chesnais, Anouk Grinberg, Marthe Villalonga…

– Quels sont les avantages et les inconvénients de tourner en famille?

- Simon: C'est très agréable quand il n'y a pas que ça. C'est formidable de se retrouver en famille dans «Kaamelott» si on est épanoui ailleurs. Comme on commence tous à s'amuser ailleurs, c'est un superbe rendez-vous. C'est très amusant et agréable de jouer des rôles qui sont écrits pour nous. Les inconvénients? Je ne sais pas (rires).

- Lionel: On aime bien travailler ensemble. On se marre bien car on a le même humour. Les désavantages, moi non plus, je n'en vois pas. C'est très agréable de tourner avec mes garçons.

– Vous n'avez aucun problème à vous faire diriger par votre fils?

– Non, car on faisait déjà ça en famille à l'époque. Les gosses avaient des projets de courts-métrages, qui pouvaient aller de trente secondes à un quart d'heure et on leur a toujours dit que les adultes étaient au service de celui qui avait l'idée pour réaliser son truc. C'est nécessaire de se faire diriger. Celui qui a l'idée, c'est le capitaine.

«Kaamelott», Livre VI, dès le samedi 17 octobre à 20h40 sur M6.

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