Actualisé

BCV en UkraineLe Trade Finance emploie 80 personnes

La Banque cantonale vaudoise (BCV), qui organisait ce voyage de presse, s'intéresse à l'Ukraine via son activité de financement de négoce de matières premières (Trade Finance).

Un secteur où l'arc lémanique joue un rôle-clé.

Réunir dans la même phrase Ukraine et BCV crée la surprise chez la quasi totalité des interlocuteurs béotiens. Pour nombre de Vaudois, la BCV est aujourd'hui une banque entièrement recentrée sur le canton et ses activités traditionnelles (crédit immobilier, soutien aux PME et gestion de fortune) après la fin des aventures à l'étranger initiées par Gilbert Duchoud.

Vouloir parler de cet étonnement crispe un peu la BCV qui ne mentionne jamais le nom de son ancien patron. La banque vaudoise donne malgré tout quelques éléments de compréhension pour mieux cerner ses affaires de Trade Finance. «Une activité historique, très réglementée qui respecte toutes les valeurs éthiques de la banque», souligne Olivier Steimer, président du conseil d'administration de la BCV.

Potentiel ukrainien

Depuis plus de quinze ans, la BCV est active dans le financement de matières premières et beaucoup de sociétés de négoce sont établies sur les bords du Léman. L'Ukraine est un pays qui a de l'avenir, avec les céréales ou la sidérurgie, même si la période actuelle est rude.

Olivier Steimer insiste sur les risques «limités» de ces opérations portant «purement sur le transactionnel». Le président du conseil souligne que le recentrage de la banque en 2002 avait consisté à mettre fin au shipping, au négoce sur le pétrole et aux implantations de la BCV à l'étranger (on-shore).

Développement très contrôlé

Pour la BCV, le développement du Trade Finance doit se faire «en ligne avec le profil de la banque», soit de manière très contrôlée. Elle est avare de chiffres, mais glisse que le résultat net de 2007 a rejoint le montant obtenu en 2002, soit 56 millions de francs.

La BCV emploie une équipe de 80 personnes dans son secteur de Trade Finance, alors que la gestion de fortune occupe 300 spécialistes. Mais la banque mise aussi sur les synergies entre les métiers: en finançant des transactions, le contact se noue avec des personnages parfois extrêmement fortunés.

Accès aux fortunes

«Sans le Trade Finance, on n'aurait pas les accès», reconnaît un responsable de la BCV. Interrogé sur la problématique de la gestion depuis l'étranger (off-shore) de ces fortunes après les concessions helvétiques en matière de secret bancaire, la banque se veut rassurante. Ces modifications ne font pas de différence, il y a des règles à respecter et la BCV les respecte, assure-t-on.

(ats)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!