Genève: Le trafic sera bientôt géré en temps réel
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GenèveLe trafic sera bientôt géré en temps réel

Le canton a inauguré lundi sa centrale régionale de régulation du trafic qui regroupe la police, les transports publics et la Direction des transports.

par
Maria Pineiro

Genève, ville de bouchons. A certaines heures, dans certaines zones, le constat est implacable. Les autorités cantonales et fédérales ont décidé d'empoigner le taureau par les cornes. Lundi, elles ont inauguré la centrale régionale de régulation du trafic (CRT), dans les locaux de la police routière qui abrite déjà la surveillance de l'autoroute.

Le CRT regroupe du personnel de la police, des Transports publics genevois (TPG) et de la Direction générale des transports (DGT). «Avant, tout le monde travaillait dans son coin, maintenant, on communique», s'est réjouit le conseiller d'Etat Luc Barthassat, chargé des transports. Cette centralisation vise à mieux gérer les flux de trafic dans le canton en collaboration avec Vaud, l'Ain et la Haute-Savoie.

Gestion en temps réel

Le CRT, véritable tour de contrôle, recevra des informations directement depuis le terrain de la part des divers acteurs, policiers ou chauffeurs TPG, ainsi que d'équipements électroniques tels que capteurs et caméras. «C'est l'avènement de la ville intelligente», a résumé le conseiller d'Etat Pierre Maudet chargé de la sécurité. Le trafic sera géré en temps réel.

Ces informations seront traitées par le centre qui pourra mettre en place une régulation spéciale des feux de signalisation ou des panneaux à message lumineux et variable très rapidement, notamment en cas d'accident ou de surcharge de tel ou tel secteur. «Cela permettra de fluidifier le trafic et de pacifier le centre-ville», a souligné Luc Barthassat. Des scénarios sont à l'étude, ils permettront de répondre très rapidement à des situations prédéfinies.

De plus, le canton va développer l'application infomobilité, ce qui permettra, à terme, aux usagers de connaître l'état du réseau routier et de pouvoir organiser au mieux leurs trajets.

Priorité à la sécurité

Si les autorités préconisent le dialogue entre les différents corps de métier présents au CRT, c'est la police qui aura le dernier mot: «La sécurité prime sur la fluidité du trafic», a précisé le major Patrick Puhl, chef de la police routière.

Dans un deuxième temps, les pompiers pourraient rejoindre la dispositif a imaginé Luc Barthassat, qui s'appuie sur l'exemple de la ville de Milan.

50 millions de francs

Le dispositif sera progressivement déployé jusqu'en 2020. Il coûtera 50 millions de francs, dont 32 mios pour les capteurs et les feux et 14 mios pour la centrale de régulation.

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