Nucléaire iranien: «Le train de la diplomatie n’a pas encore déraillé»
Publié

Nucléaire iranien«Le train de la diplomatie n’a pas encore déraillé»

En dépit de nouvelles mesures punitives imposées par Washington contre Téhéran, l’Iran estime qu’un accord est encore envisageable.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.

AFP

Les pourparlers visant à relancer l’accord sur le nucléaire iranien n’ont pas encore «déraillé», en dépit de nouvelles mesures punitives imposées par Washington contre Téhéran, a déclaré lundi le porte-parole des Affaires étrangères. Les négociations qui visent à faire revenir les Etats-Unis dans l’accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, et à amener l’Iran à s’y conformer pleinement, sont au point mort depuis mars, après plus d’un an de discussion. Téhéran et Washington se rejettent mutuellement la responsabilité de l’impasse.

«Nous continuons à avancer»

«Nous continuons à avancer sur la voie diplomatique et le train n’a pas encore déraillé malgré le revirement des Américains sur leurs engagements», a assuré Saïd Khatibzadeh, dans sa conférence de presse hebdomadaire. Les Etats-Unis ont sanctionné le 16 juin un réseau de producteurs de pétrochimie iraniens, ainsi que des sociétés écrans en Chine et aux Emirats arabes unis, les accusant d’aider Téhéran à vendre ses produits à l’étranger en dépit des sanctions contre son secteur pétrochimique.

L’Iran a déconnecté certaines des caméras de surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur ses sites nucléaires, peu après que les Etats-Unis et les Européens ont fait voter le 8 juin une résolution à l’AIEA dénonçant le manque de coopération de Téhéran. Toutefois, l’Iran a déclaré le 13 juin que toutes ces mesures sont «réversibles», une fois un accord conclu à Vienne.

«Les Etats-Unis ont de nouveau décidé de retarder l’accord et se sont rendus à la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA avec l’illusion de pouvoir l’utiliser comme un levier» contre Téhéran, a indiqué lundi Saïd Khatibzadeh. «La réponse de l’Iran a été ferme», a-t-il jugé. L’actuelle administration américaine de Joe Biden a déclaré vouloir revenir dans l’accord à condition que Téhéran renoue avec ses engagements, tandis que l’Iran exige la levée des sanctions.

(AFP)

Ton opinion

2 commentaires