Mexique  – Le train touristique? Un projet de «sécurité nationale» 
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Mexique Le train touristique? Un projet de «sécurité nationale»

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a décrété que les mégachantiers étaient des enjeux de «sécurité nationale» face à la contestation que ces projets suscitent.

Les décisions du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador sont critiquées par l’opposition. 

Les décisions du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador sont critiquées par l’opposition.

REUTERS

«Est déclarée d’intérêt public et enjeu de sécurité nationale la réalisation des projets et des chantiers à la charge du gouvernement», d’après un décret publié mardi au Journal officiel qui inquiète les adversaires du pouvoir de gauche en place. Trois partis d’opposition ont annoncé qu’ils allaient déposer un recours devant la Cour suprême. Élu fin 2018 pour un mandat unique de six ans selon la Constitution, le président de gauche Lopez Obrador a lancé la construction d’un nouvel aéroport à Mexico, d’un train touristique Maya de 1500 km à travers la péninsule du Yucatan, ou encore d’une raffinerie à Tabasco (sud-est). L’exécutif a confié à l’armée la réalisation d’une partie de ces grands projets.

«Zéro corruption»

Plusieurs plaintes en justice ont été déposées contre le train Maya, un projet contesté par des communautés locales tout comme l’aménagement de l’isthme de Tehuantepec entre les Caraïbes et le Pacifique. Le président a assuré mardi que sa décision n’allait pas compliquer l’audit des grands projets. «Cela n’a rien à voir avec une affaire de transparence. Nous sommes tous obligés de rendre des comptes», a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse quotidienne. «Nous avons tous la conviction d’agir avec honnêteté. Zéro corruption.»

Recours à la Cour suprême

L’Institut national d’accès à l’information (INAI) a cependant annoncé un recours devant la Cour suprême car la décision présidentielle «viole le droit d’accès à l’information». Cette décision pourrait permettre des «adjudications directes» de marchés publics sans passer par des appels d’offres, selon José Roldán, du Centre d’enquête et d’expertise économique (CIDE). Le président Lopez Obrador estime que les recours en justice contre ses mégaprojets sont des opérations politiques de l’opposition.

(AFP)

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