«Le Traité de Bologne nuit à la liberté académique»
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«Le Traité de Bologne nuit à la liberté académique»

Le nouveau coprésident de l'Union nationale des étudiants suisses (UNES) est Lausannois. Il compte s'attaquer au système des bourses durant son mandat.

Aujourd'hui se tient à Dorigny la cinquième session nationale sur la mise en place du Traité de Bologne. Il comprend plusieurs réformes en ce qui concerne les diplômes, le système des crédits, et entend promouvoir la mobilité.Rencontre avec Guillaume Henchoz.

– Quelle est la position del'UNES face à Bologne?

– Nous ne sommes pas contre, mais plusieurs aspects nous dérangent. Les crédits sonttoujours plus difficiles à obtenir. Une participation active auxcours est demandée, des travauxdoivent être rendus régulièrement. Cela remet en question laliberté académique! Aussi, vu l'importance des crédits, on risque de tomber dans des études de type «supermarché». Pour ce qui est de la mobilité, les étudiants doivent recevoir des subsides pour survivre.

– En tant que coprésident, Bologne va donc occuper tout votre esprit?

– Non. Je me focaliserai sur les conditions sociales des étudiants et leur accessibilité à laformation.

– Pourquoi vous être présentécomme candidat à lacoprésidence?

– Je trouve que ça fait partie intégrante de la formation universitaire, cela nourrit la réflexion.Pour moi, c'est comme un bon séminaire!

Caroline Goldschmid

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