Valais: Le tueur au marteau une nouvelle fois devant la justice
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ValaisLe tueur au marteau une nouvelle fois devant la justice

Un quinquagénaire a écopé de 18 ans de prison, en juin dernier, pour avoir violemment tué sa compagne sous les yeux de sa fille, en mars 2018 à Brigue. Son procès en appel s’est ouvert jeudi à Sion.

par
ofu
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Le procès en appel s’est ouvert jeudi (18 février 2021) à Sion (VS). 

Le procès en appel s’est ouvert jeudi (18 février 2021) à Sion (VS).

afp
Le prévenu est un ancien politicien local. 

Le prévenu est un ancien politicien local.

Foto: Agenda.culturevalais.ch

Des scènes étranges se sont jouées jeudi, au Tribunal cantonal de Sion (VS). L’accusé, un quinquagénaire condamné en juin dernier pour le meurtre de sa copine en mars 2018 à Brigue, s’est soudainement retrouvé debout au milieu de la salle d’audience, un marteau à la main. Selon «Blick», qui a suivi le procès en appel, le prévenu, un ancien politicien local, a dû montrer comment il a tué sa compagne à 15 coups de marteau.

Tout au long de l’audience, l’accusé a souligné qu’il ne se rappelait par avec précision comment les choses se sont déroulées. «Je ne voulais pas la tuer. Je ne suis pas un tueur de sang froid.» Le quinquagénaire assure que le marteau se trouvait déjà dans le salon lorsqu’il est passé à l’acte. «Il était posé sur le rebord de la fenêtre. La veille, j’avais réparé les pieds du canapé.»

«La seule solution pour ne pas perdre sa dignité»

L’accusation, elle, pense que le prévenu savait très bien ce qu’il faisait. Le Ministère public est convaincu qu’il est allé chercher le marteau dans la cave le soir des faits. Et ce uniquement pour frapper sa compagne. Le Ministère public croit également savoir ce qui a incité le Valaisan à commettre l’irréparable. Au moment des faits, le prévenu, qui jusqu’à présent menait une vie confortable, se trouvait au bord de la faillite. Or sa famille n’en savait rien. «L’accusé est un lâche et craint les conflits. Tuer sa compagne était la seule solution pour ne pas perdre sa dignité face à elle et éviter qu’elle ne le quitte en emmenant leurs enfants.»

Le procureur a requis 18 ans de prison, comme en première instance. La défense, elle, estime que 6 ans sont suffisants. Le verdict sera rendu ultérieurement par écrit.

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