Haute-Savoie (F): Le tueur d'ânes se mure dans le silence
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Haute-Savoie (F)Le tueur d'ânes se mure dans le silence

Le Genevois ne s'est pas présenté devant l'association de chasse qui lui avait délivré son permis pour s'expliquer. Incompréhension.

par
mpo
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Dimanche 17.09.2017, un chasseur suisse a abattu froidement quatre ânes domestiques à Arith, dans le Massif des Bauges (Savoie).

Dimanche 17.09.2017, un chasseur suisse a abattu froidement quatre ânes domestiques à Arith, dans le Massif des Bauges (Savoie).

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Les bêtes ont été touchées par plusieurs balles, surtout au niveau des pattes.

Les bêtes ont été touchées par plusieurs balles, surtout au niveau des pattes.

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Un mois s'est écoulé depuis qu'un chasseur helvétique a abattu quatre ânes dans un champ à Arith, en Haute-Savoie (F). L'affaire avait ému bien au-delà de la région, les bêtes appartenant à une association organisant des randonnées avec des ânes. Aujourd'hui, c'est l'incompréhension qui domine, puisque le tireur n'a pas expliqué son geste. Ainsi, révèle «Le Matin», il ne s'est pas présenté devant l'association de chasse française qui lui avait délivré son permis pour se défendre avant exclusion. Celle-ci a donc été prononcée en présence du préfet.

Plus de contacts avec la France

Depuis l'affaire, ce Genevois, en possession d'un permis de chasse français et non suisse, ne répond plus à aucun coup de fil en provenance de l'Hexagone. Ses tirs restent largement mystérieux. En effet, le chef d'équipe du chasseur explique que lors de la manoeuvre ce dernier se trouvait à une cinquantaine de mètres des ânes. De plus, le fusil aurait été rechargé plus d'une fois. Le Français ne comprend pas comment ce drame a été possible.

Peiné

Le prévenu, retrouvé par le quotidien orange, n'a pas répondu aux questions, préférant renvoyer à son avocate. Me Vanessa Vichi affirme qu'«il est très touché et très peiné par cette situation. Il est bien l'auteur des coups de feu. Il assumera pleinement l'erreur qu'il a commise. Par contre, il conteste avoir fui. Il a attendu que la gendarmerie arrive.»

Pour la propriétaire des animaux abattus, Sandrine Lassiaille, le drame ne relève pas de l'accident, mais d'«un acte répété de cruauté envers les animaux. Cela relève du Code pénal.» Elle souhaite faire de cette affaire un cas d'école.

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