France: Le «tueur de DRH» totalement mutique face aux enquêteurs
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FranceLe «tueur de DRH» totalement mutique face aux enquêteurs

En garde à vue, Gabriel F., accusé d’avoir assassiné trois femmes en France fin janvier, a refusé jeudi de répondre aux questions de la police.

Le 6 février, une marche blanche avait été organisée en Alsace à la mémoire d’Estelle Luce, l’une des directrices des ressources humaines abattues par Gabriel F. fin janvier en France.

Le 6 février, une marche blanche avait été organisée en Alsace à la mémoire d’Estelle Luce, l’une des directrices des ressources humaines abattues par Gabriel F. fin janvier en France.

AFP

Gabriel F., le «tueur de DRH» déjà mis en examen pour deux assassinats dans la Drôme et l’Ardèche, est resté «totalement mutique» devant les enquêteurs qui l’ont interrogé sur un troisième assassinat commis dans le Haut-Rhin, a annoncé jeudi le Parquet de Colmar.

L’homme a été placé en garde à vue à Valence (Drôme) par les gendarmes de la Section de recherches de Strasbourg, «suspecté» d’avoir assassiné Estelle Luce le 26 janvier à Wolfgantzen (Haut-Rhin), a précisé la procureure de la République de Colmar, Catherine Sorita-Minard, dans un communiqué.

Interrogé mercredi et jeudi, il «n’a pas souhaité répondre aux questions des enquêteurs et est resté totalement mutique», a-t-elle poursuivi.

Licencié par son entreprise

Gabriel F. avait été auparavant extrait de la maison d’arrêt de Valence, où il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour les assassinats commis le 28 janvier de Patricia Pasquion, cadre à Pôle emploi, et Géraldine Caclin, DRH d’une société ardéchoise.

Tuée par balle, Estelle Luce avait été retrouvée dans sa voiture, sur le parking de son entreprise de Wolfgantzen, près de Colmar, le 26 janvier en fin d’après-midi.

Le même jour, un autre DRH, avec qui Estelle Luce avait travaillé en 2008 dans une entreprise d’Eure-et-Loir, s’était fait tirer dessus sans être atteint, également dans le Haut-Rhin. Cette tentative d’assassinat a été commise par un homme qui s’est révélé être Gabriel F., ingénieur licencié par l’entreprise à l’époque où les deux DRH y travaillaient, avait indiqué le Parquet de Mulhouse.

Le Parquet de Colmar «envisage dans les prochains jours de se dessaisir» de cette affaire au profit du Parquet de Valence après la clôture de l’enquête préliminaire, a précisé Catherine Sorita-Minard.

(AFP)

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