Actualisé 24.03.2016 à 16:41

Procès de Claude D.Le tueur de Marie écope de l'internement à vie

La justice a rendu son verdict jeudi. Claude D., reconnu coupable d'avoir assassiné Marie en en 2013, a été condamné à la prison à perpétuité et à l'internement à vie.

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24.03.2016 Le Tribunal criminel de la Broye a condamné Claude d., le tueur de la jeune Marie, à l'internement à vie, la mesure la plus restrictive prévue par le droit suisse, encore jamais appliquée dans le canton de Vaud.

24.03.2016 Le Tribunal criminel de la Broye a condamné Claude d., le tueur de la jeune Marie, à l'internement à vie, la mesure la plus restrictive prévue par le droit suisse, encore jamais appliquée dans le canton de Vaud.

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11.03.2016 Au cinquième et dernier jour du procès, les avocats de Claude D. ont plaidé le meurtre, plutôt que l'assassinat, et ont rejeté l'internement à vie.

11.03.2016 Au cinquième et dernier jour du procès, les avocats de Claude D. ont plaidé le meurtre, plutôt que l'assassinat, et ont rejeté l'internement à vie.

Keystone/Frederic Bott
10.03 La quatrième journée du procès du meurtrier de Marie était réservée jeudi à l'audition des témoins. Un accompagnateur en prison et un aumônier ont témoigné devant le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois à Renens.

10.03 La quatrième journée du procès du meurtrier de Marie était réservée jeudi à l'audition des témoins. Un accompagnateur en prison et un aumônier ont témoigné devant le Tribunal criminel de la Broye et du Nord vaudois à Renens.

Keystone/Frederic Bott

Le Tribunal de la Broye a condamné jeudi Claude D.

à la prison à perpétuité et à l'internement à vie. Il le reconnaît coupable d'avoir assassiné Marie en mai 2013, après l'avoir enlevée près de Payerne (VD). Il n'est pas accessible durablement à un traitement.

Pour la Cour, il est manifeste que Claude D. n'a pas supporté que Marie veuille mettre un terme à leur relation. Sa culpabilité est accablante. Il a été blessé dans son ego et a mis à mort celle qui a eu le malheur de le rencontrer, a déclaré le président du tribunal, Sébastien Schmutz, lors de la lecture du jugement à Renens.

L'accusé a fait preuve d'une froideur glaçante. A aucun moment il n'a exprimé de regrets, a ajouté la Cour. Incapable d'empathie, il n'a jamais cessé de souiller la mémoire de Marie en la faisant passer pour une femme de petite vertu.

Le tribunal a prononcé les peines maximales, comme le demandait le Ministère public. Il a condamné Claude D. à une peine privative de liberté à vie, retenant une responsabilité pleine et entière. Il a retenu l'assassinat, l'enlèvement, la séquestration et la contrainte sexuelle.

Pour la Cour, l'internement à vie s'impose. Elle a estimé que les deux experts avaient des vues convergentes, même si l'un est un peu plus nuancé. Claude D. est «un tueur en série qui tue autant de fois qu'on lui en laisse la possibilité», a ajouté le président.

«Décision inacceptable»

Le tribunal a rendu jeudi «une décision populiste inacceptable», s'est exclamé Me Loïc Parein à la sortie de l'audience.

«C'est inacceptable. C'est une décision populiste qui vise à satisfaire l'opinion publique», a déclaré Loïc Parein, interrogé par la presse à l'issue de l'audience. L'avocat a sévèrement critiqué le Tribunal de la Broye pour n'avoir pas examiné la compatibilité de son verdict avec les textes de la Cour européenne des droits de l'homme.

Me Yaël Hayat, qui défend également Claude D., a souligné qu'un recours était évident. «C'est au-delà de l'imagination. C'est un jugement glaçant. On a assisté à des mises à mort. Le tribunal n'a pas su s'excentrer de cette volonté populaire. Le combat continue, jusqu'à Strasbourg s'il le faut.» (ats)

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