Drame de Toulouse: Le tueur est devenu l'ennemi public numéro un
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Drame de ToulouseLe tueur est devenu l'ennemi public numéro un

Un dispositif hors norme a été mis en place en Midi-Pyrénées pour arrêter l'homme à scooter soupçonné d'avoir tué sept personnes, dont trois enfants, depuis le 11 mars.

par
cga

La police française était lancée mardi dans une traque aux moyens exceptionnels pour retrouver un tueur en série, auteur vraisemblable des assassinats de trois militaires et de la tuerie la veille dans une école juive, qui laissent le pays en état de choc.

La presse a affirmé mardi que la police, dans le cadre de ses vérifications, s'intéressait notamment à trois militaires du 17e régiment de parachutistes (RGP) de Montauban qui, en 2008, avaient été dénoncés pour s'être fait photographier en faisant le salut nazi.

En 2008, la hiérarchie y avait identifié des soldats proches des mouvements néonazis. Jamel Benserhir, ancien militaire, avait dénoncé à sa hiérarchie les agissements de trois «frères d'armes», qui s'étaient fait prendre en photo faisant le salut nazi derrière un drapeau à croix gammée. Ce cliché avait alors été publié par le «Canard enchaîné». Les trois soldats qui portaient des tatouages de croix gammée furent renvoyés de l'armée à l'époque.

Le lien entre les deux affaires n'est pas avéré, mais les enquêteurs soupçonnent bien cependant un ancien militaire. Le tueur semble être un expert en armement.

L'assassinat rarissime de juifs sur le sol français a entraîné le déclenchement de moyens d'exception pour retrouver cet assassin à la froideur et à la détermination inouïes et qui est donc soupçonné de sept assassinats.

Dans les trois fusillades, la même arme de calibre 11,43 a été utilisée.

Piste de l'ultradroite

Parmi les pistes explorées par la police figure celle d'un tueur à l'idéologie raciste et antisémite se réclamant de l'ultradroite. Le 11 mars, le tueur en série présumé avait abattu à Toulouse un militaire d'origine maghrébine. Le 15 mars, il avait tiré sur trois soldats d'un régiment de parachutistes dans la ville voisine de Montauban, deux d'origine maghrébine, le troisième d'origine antillaise. Deux ont été tués, le troisième grièvement blessé. (cga/afp)

Les corps des victimes rapatriés en Israël mardi

Les corps des quatre victimes franco-israéliennes de la fusillade de Toulouse, perpétrée devant une école juive lundi, seront rapatriés mardi en Israël, a annoncé le président du Consistoire central, Joël Mergui.

Les dépouilles de Jonathan Sandler, 30 ans, de ses deux enfants Gabriel, 4 ans, et Arieh Sandler, 5 ans, et de la petite Myriam Monsonego, 7 ans, devaient être acheminés vers Paris, avant d'être transférées en Israël, précise le Consistoire, qui est l'institution officiellement représentative de la religion juive de France.

Minute de silence

Dans toutes les écoles de France, une minute de silence devait être observée mardi à 11H00 en hommage aux victimes de l'attaque de l'école Ozar Hatorah lundi à Toulouse (sud-ouest): Jonathan Sandler, un Franco-Israélien de 30 ans, ses deux enfants de 4 et 5 ans, Gabriel et Arieh, et Myriam Monsonego, 7 ans. Un adolescent de 17 ans a également été grièvement blessé.

Le président français Nicolas Sarkozy a prévu d'assister lui-même à cet instant de recueillement dans un collège du centre de Paris. «Ce ne sont pas simplement vos enfants, ce sont les nôtres», avait-il assuré lundi à Toulouse, en se rendant sur les lieux de la fusillade.