Drame à Würenlingen (AG): Le tueur était libre, sur décision des médecins
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Drame à Würenlingen (AG)Le tueur était libre, sur décision des médecins

L'homme qui a exécuté sa belle-famille, samedi à Würenlingen avait été placé de force en clinique psychiatrique fin mars. Il en était ressorti depuis.

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19.05 Le voisin de la belle famille du tueur de Würenlingen (AG) ne serait pas mort par hasard, affirment des proches interrogés par «Blick».

19.05 Le voisin de la belle famille du tueur de Würenlingen (AG) ne serait pas mort par hasard, affirment des proches interrogés par «Blick».

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15.05 14 coups de feu ont été tirés: le déroulement du drame de Würenlingen (AG) a pu être reconstitué par les enquêteurs. Les motivations du tueur restent floues, même si la famille se disputait en raison d'un héritage.

15.05 14 coups de feu ont été tirés: le déroulement du drame de Würenlingen (AG) a pu être reconstitué par les enquêteurs. Les motivations du tueur restent floues, même si la famille se disputait en raison d'un héritage.

Les faits se sont déroulés tard samedi soir. Des voisins ont entendu des coups de feu peu après 23h et ont alarmé la police.

Les faits se sont déroulés tard samedi soir. Des voisins ont entendu des coups de feu peu après 23h et ont alarmé la police.

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L'homme de 36 ans qui a abattu quatre personnes samedi soir à Würenlingen (AG) avant de se suicider avait été placé en clinique psychiatrique à la fin mars. Il en était entre-temps sorti sur décision des médecins.

Les autorités de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de la région d'Ausserschwyz étaient intervenues en mars dernier auprès de la famille du meurtrier, domiciliée dans le canton de Schwyz, indiquent-elles mardi. Elles ont placé les trois enfants dans des institutions, la présence de leur père constituant un «risque» pour eux.

Perquisition sans résultat

Le 24 mars dernier, les autorités avaient placé le père de famille, de force, en clinique psychiatrique. Une perquisition a alors été menée au domicile familial pour rechercher d'éventuelles armes. Aucune n'avait toutefois été trouvée.

La décision de relâcher le père de famille n'a pas été prise par l'APEA , a précisé à l'ats le directeur de l'autorité. C'est la clinique qui en a décidé ainsi. Le meurtrier se trouvait donc en liberté lorsqu'il a commis son crime.

Procédure classée en 2007

Le drame s'est déroulé samedi soir à deux endroits différents dans un quartier résidentiel à Würenlingen. Le meurtrier a d'abord abattu son beau-père de 58 ans, sa belle-mère de 57 ans et son beau-frère de 32 ans. Tout près de là, le meurtrier a ensuite tué un voisin de 46 ans avant de se tirer une balle dans la tête.

Citoyen suisse depuis 2004, l'homme d'origine turque était connu de la police schwyzoise. Aucune enquête pénale n'était toutefois ouverte contre lui. Une procédure ouverte en 2007 pour lésion corporelle, voie de faits, insultes et violences avait été classée sans suite, indique la police cantonale. (ats)

Le tueur terrorisait sa famille

Un proche a raconté mardi à «Blick» que le tueur de Würenlingen avait interdit à sa belle-mère de voir sa fille et ses trois petits-enfants. Il se serait également disputé avec ses beaux-parents il y a quelques semaines en arrière: «Il pensait qu'ils étaient riches parce qu'ils possédaient deux maisons.» Toujours selon ce même personne, le tueur était très autoritaire envers sa femme. «Il sortait régulièrement, mais sa femme devait rester à la maison.»

D'anciens voisins ont par ailleurs affirmé qu'ils ont déjà vu sa femme avec un oeil au beurre noir. Son épouse aurait par ailleurs eu l'habitude de s'enfermer lorsqu'ils se disputaient. Ces même personnes expliquent que le tueur était même allé jusqu'à casser une dent d'une voisin. Il aurait aussi montré son pénis à plusieurs reprises à ses voisins.

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