Fusillades en France: Le tueur présumé se réclame d'al-Qaida
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Fusillades en FranceLe tueur présumé se réclame d'al-Qaida

L'homme soupçonné d'avoir commis les attaques qui ont fait sept morts dans la région de Toulouse aurait fait des séjours à la frontière pakistano-afghane et se réclame du jihadisme.

La rue dans laquelle se trouve le domicile du tueur présumé a été bouclée.

La rue dans laquelle se trouve le domicile du tueur présumé a été bouclée.

L'homme cerné mercredi matin par le Raid et soupçonné d'être l'auteur de sept assassinats à scooter à Toulouse et dans sa région est un Toulousain âgé de 24 ans. Français d'origine maghrébine, il a séjourné dans les zones troublées de la frontière pakistano-afghane.

«Il se targue d'être un moudjahid (combattant de Dieu), d'appartenir à al-Qaida et d'avoir voulu venger les enfants palestiniens autant que d'avoir voulu s'en prendre à l'armée française compte tenu de ses interventions à l'extérieur», a dit Claude Guéant, ministre de l'Intérieur français.

Sa mère a été amenée sur les lieux pour le raisonner, mais, a dit M. Guéant, «elle n'a pas souhaité entrer en contact avec son fils, indiquant qu'elle n'avait guère d'influence sur lui».

M. Guéant s'est gardé de spéculer sur les chances que le suspect se rende ou préfère mourir, soulignant qu'il ne proclamait pas son intention de mourir l'arme au poing dans ses discussions avec les policiers.

«Cette personne a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan dans le passé, c'est quelqu'un qui a des attaches avec des personnes qui se réclament du salafisme et du jihadisme», a dit M. Guéant.

S'il est confirmé que l'individu est bien l'homme le plus recherché de France, cela pourrait mettre fin à une série de sept assassinats de sang-froid qui ont choqué la France et Israël, suscité les condamnations internationales et mis la campagne pour l'élection présidentielle du 22 avril entre parenthèses.

De retour de zones de combat

Le suspect visé par le Raid «fait partie de ces gens de retour de zones de combat qui ont toujours été une inquiétude pour les services», a indiqué une source proche de l'enquête.

Les services de renseignement occidentaux estimaient récemment à quelques dizaines ces jeunes jihadistes de retour des zones troublées à la frontière du Pakistan et de l'Afghanistan, dont quelques-uns en France.

Le passage à l'acte de la part de ces individus a toujours été considéré comme la principale menace constituée par ces jihadistes.

«Il était dans le collimateur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), comme d'autres, depuis les deux premiers attentats. La police judiciaire a alors apporté un élément très précieux qui a boosté l'enquête», a indiqué une source proche de l'enquête.

(afp)

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