21.10.2020 à 14:50

CoronavirusLes restaurants valaisans devront fermer à 22h

Le Conseil d’État valaisan a annoncé ce mercredi la fermeture des établissements publics dès 22h à partir de jeudi en raison d’une forte accélération de la pandémie dans le canton.

Face à l’augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus, le Valais impose de nouvelles mesures, comme la fermeture des établissements publics à 22h.

Face à l’augmentation du nombre de nouveaux cas de coronavirus, le Valais impose de nouvelles mesures, comme la fermeture des établissements publics à 22h.

KEYSTONE

Face à la hausse rapide des cas de coronavirus en Valais, le canton serre la vis. Les mesures touchent la restauration, le monde de la nuit et du divertissement mais aussi les hautes écoles et les EMS. Elles entrent en vigueur à minuit.

«Nous avons essayé de préserver l’économie mais toutes les activités qui font le sel de la vie vont être fortement réduites», a lancé d’entrée le président du Conseil d’État valaisan Christophe Darbellay lors d’un point de presse. Ces mesures sont «indispensables» pour «endiguer la progression des contaminations et des hospitalisations».

Ainsi dès jeudi, les établissements publics comme les restaurants devront fermer à 22h. Ils devront également s’assurer que les clients ne sont pas plus de quatre par table, si ceux-ci ne sont pas issus du même foyer, et obligatoirement les enregistrer sur une application de traçage.

Le Conseil d’État ordonne aussi la fermeture complète des bars et boîtes de nuit, discothèques, pianos-bars, clubs érotiques et autres lieux assimilés ou analogues ainsi que la fermeture des lieux de divertissement et de loisirs comme les cinémas, les piscines, les salles de bowling. Le port du masque est en outre obligatoire en permanence sur les lieux de travail clos.

Visites dans les EMS suspendues

«Nous en sommes à 390 cas par jour», a relevé le président du gouvernement Christophe Darbellay. Même s’il est difficile de comparer avec la première vague lors de laquelle les tests n’étaient pas aussi réguliers, «en mars au sommet de l’épidémie, nous en étions à 100 cas par jour».

Et 88 personnes sont actuellement hospitalisées dont quatre en soins intensifs et trois intubés. Des chiffres qui ont presque doublé en une semaine. La cheffe du département de la santé Esther Waeber-Kalbermatten s’est toutefois voulue rassurante, soulignant que le canton «avait appris de la première vague et qu’un concept était prêt s’il fallait libérer des lits».

Par ailleurs, quatorze EMS sont touchés, 155 résidents et 108 membres du personnel infectés. Le gouvernement valaisan a donc aussi décidé de suspendre les visites dans les hôpitaux et EMS. La conseillère d’État appelle les personnes de plus de 65 ans «à être particulièrement prudentes», alors qu’une hausse des cas dans cette tranche d’âge a été constatée.

Elle s’est aussi attelée à répéter que toute la population devait restait vigilante alors «qu’on ne connaît pas non plus clairement les répercussions à long terme».

Les communales se poursuivent

Les rassemblements et autres manifestations sont par ailleurs limités à dix personnes tant dans l’espace public que privé. Des exceptions sont prévues notamment pour les sessions du Grand Conseil ou de la Constituante. Les élections des présidents des communes auront elles aussi bien lieu même si «certains détails doivent encore être réglés».

Les sports impliquant des contacts (football, basket-ball, hockey, sports de combat, etc.), à l’exception de la pratique à huis clos à titre professionnel et de l’entraînement à titre individuel, sont interdits. «Le problème de tous ces événements c’est le brassage qu’ils génèrent», a noté Frédéric Favre pour expliquer la décision d’interdire aussi aux jeunes de jouer.

Enfin les cours dans les hautes écoles – HEP et HES-SO – seront donnés à distance. En revanche, rien ne change pour les écoles obligatoires, professionnelles ou le secondaire II.

«D’ici deux semaines»

Ces nouvelles mesures resteront en vigueur jusqu’au 30 novembre. «On espère que ça suffira pour endiguer la situation avant la saison d’hiver», a encore indiqué Christophe Darbellay. Et les trois conseillers d’État présents de répéter: «nous ne savons pas si elles seront suffisantes, mais il faudra être patient, car elles déploieront leurs effets d’ici deux semaines».

Ils ont aussi appelé la population à faire preuve de responsabilité individuelle. «Beaucoup d’infections ont eu lieu au sein des cercles familiaux ou privés, car on a eu l’impression d’être en sécurité», a encore ajouté Christophe Darbellay.

Le Valais est devenu le canton suisse dénombrant le plus grand nombre de nouveaux cas au prorata de sa population. L’Hôpital du Valais a déclaré être en «situation critique». Et mardi, le service de traçage a fait savoir qu’il peinait à mener sa tâche à bien en raison du nombre de cas qui bourgeonnent un peu partout.

(ATS/NXP)

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