Actualisé 27.05.2015 à 21:51

GenèveLe Vélib' se remet en selle grâce à des fonds privés

Après un test cet été, des dizaines de stations sont prévues dans les grandes communes. Le projet public de vélos en libre-service reste à l'étude.

par
David Ramseyer
Le projet privé de vélo en libre-service est estimé entre 6 et 7 millions de fr. jusquà fin 2018.

Le projet privé de vélo en libre-service est estimé entre 6 et 7 millions de fr. jusquà fin 2018.

Un smartphone ou une carte électronique, clic-clac, le cadenas high-tech soudé au vélo se débloque: faites chauffer les mollets! Une société suisse alliée au TCS va tester dès le 1er juin et jusqu'au 31 octobre un système privé de vélos en libre-service. «Velospot» est déjà en place à Neuchâtel, Bienne, Thoune et Mendrisio. De 7 stations d'abord, 125 sont prévues au printemps prochain avec 1100 vélos, en Ville mais aussi à Onex, Vernier, Lancy, Carouge et Meyrin.

La première demi-heure gratis

Rouler a un prix, mais il est réduit, clament les promoteurs du projet. Il faudra soit souscrire à un abonnement annuel de 80 fr., soit acheter une carte mensuelle ou journalière, dont les prix ne sont pas encore arrêtés. Ensuite, la première demi-heure sera gratuite, puis 2 fr. seront perçus par heure supplémentaire. «Mais d'expérience, rares sont ceux qui roulent plus longtemps», selon François Kuonen, d'Intermobility SA. Le dispositif est plutôt prévu pour des déplacements rapides en ville, pas pour de longues ballades. «Et l'offre sera dense, nous espérons à terme implanter une station tous les 300 m.» Le tout sans infrastructure en dur. Le système utilise les parkings à vélos habituels ou des espaces privés. Les bornes informatiques pour la géolocalisation et le verrouillage électronique des deux-roues sont placées dans des commerces, des hôtels, des entreprises ou des institutions comme les hôpitaux.

Mais sans endroit où accrocher les vélos, la tentation du vol peut être grande. «Oui, il y aura du vandalisme», reconnait François Kuonen. Il assure pourtant que les pertes sont déjà budgétées. Et ce n'est pas tout: selon lui, ces engins en acier dotés de huit vitesses sont facilement traçables grâce à une puce cachée dans le cadre du vélo.

Un projet public en stand-by

«Canton et municipalités n'auront pas un sou à débourser, le financement est privé, cela évitera les blocages politiques», assure enfin François Membrez, président du TCS Genève. Ainsi les Vélib' publics, annoncés depuis des lustres, sont encore et toujours à l'étude. Les TPG, qui portent le projet et n'ont pas souhaité faire de commentaires, présenteront un nouveau business-plan le 12 juin prochain.

Concernant le système privé de vélos en libre-service, Rémy Pagani attend de voir. «Mais pourquoi pas? Il ne nous coûtera rien», admet le magistrat chargé de l'aménagement en Ville. «C'est une très bonne chose, selon Thomas Wenger, président de l'Association Transports et Environnement à Genève. Il faudra cependant que le système de paiement de ces deux-roues soit compatible avec celui des TPG».

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