Birmanie: Le verdict fâche Nicolas Sarkozy
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BirmanieLe verdict fâche Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy a condamné mardi un «verdict brutal et injuste» après la condamnation de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi à trois ans de prison, peine que le chef de la junte birmane a décidé de réduire de moitié et commuer en assignation à résidence.

Le président français a demandé à l'Union européenne d'adopter rapidement de nouvelles sanctions contre le régime birman.

Le président français «condamne le verdict brutal et injuste qui frappe aujourd'hui Mme Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix», a fait savoir l'Elysée dans un communiqué. «Ce procès politique a eu pour seul objet d'empêcher Mme Aung San Suu Kyi de conduire son combat en faveur d'une Birmanie libre et démocratique», ajoute-t-il.

«Les autorités birmanes confirment par cette décision inique leur choix d'ignorer les messages pressants de la communauté internationale», souligne le président de la République qui «demande à l'Union européenne de réagir rapidement par l'adoption de nouvelles sanctions dirigées contre le régime birman, qui doivent viser tout particulièrement les ressources dont il profite directement dans le domaine de l'exploitation du bois et des rubis».

«La France et l'Union européenne ne laisseront pas se poursuivre cette injustice, ni les graves violations des droits de l'Homme, sans réagir», a renchéri Bernard Kouchner dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie française préconise lui aussi la prise de sanctions «visant les dirigeants de la junte et épargnant la population civile, que nous devons continuer à protéger et à aider».

«Je soutiens fortement l'adoption de mesures qui respectent cette exigence, parmi lesquelles l'interdiction de visa pour les principaux responsables du régime et de la condamnation d'Aung San Suu Kyi, un embargo sur les armes à destination de la Birmanie et un mécanisme robuste de traçabilité des rubis et du bois», précise-t-il. (ap)

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