Attentats de Paris: Le véritable cerveau des attaques, ce serait lui
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Attentats de ParisLe véritable cerveau des attaques, ce serait lui

Un rapport présente le Français Salim Benghalem comme la tête pensante des attentats. Abdelhamid Abaaoud aurait joué le rôle de «coordinateur».

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joc
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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Longtemps présenté comme le cerveau des attentats de Paris, Abdelhamid Abaaoud aurait en fait joué le rôle de «coordinateur». Selon un rapport du Terrorism Research and Analysis Consortium (TRAC) cité par le journal belge «De Morgen», la véritable tête pensante des attaques du 13 novembre 2015 serait le Français Salim Benghalem. L'homme est installé depuis 2013 en Syrie, où il prépare déjà d'autres attentats dans l'Hexagone, pense le TRAC. Son directeur, Veryan Khan, estime qu'Abdelhamid Abaaoud, abattu dans un assaut des forces de l'ordre le 18 novembre à Saint-Denis, «ne disposait pas (...) de la capacité de mener des attentats aussi professionnels à si grande échelle».

Début janvier, Salim Benghalem, 35 ans, a été condamné, en son absence, à 15 ans de prison pour sa participation à l'enrôlement de jeunes combattants à destination de la Syrie. Il est également recherché par la justice française pour son implication dans l'enlèvement de quatre journalistes français en Syrie entre juin 2013 et avril 2014. Le jihadiste fait en outre l'objet d'un mandat d'arrêt international et figure sur la liste noire des Etats-Unis, où il est présenté comme «un bourreau de l'EI». En octobre dernier, «Le Monde» écrivait que Benghalem était l'une des cibles des frappes françaises menées à Raqqa.

Originaire de Cachan (Val-de-Marne), le jihadiste a été condamné pour meurtre en 2002, rappelle le Huffington Post. Sorti de prison entre 2007 et 2008, l'homme a entamé sa radicalisation avant de partir pour la Syrie en 2013. Le Français a fréquenté les islamistes du groupe des Buttes-Chaumont, à Paris. C'est là qu'il a rencontré les frères Kouachi et Amédy Coulibaly, les auteurs des attentats de janvier 2015 dans la capitale française. Benghalem est apparu dans une vidéo de propagande de Daech dans laquelle il faisait l'apologie de ces attaques et louait également Mohamed Merah. «Tuez-les avec des couteaux, crachez-leur au minimum à la figure, mais désavouez-vous d'eux!», avait-il lancé, encourageant les musulmans de France à agir contre les «mécréants».

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