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SantéLe vert a un effet relaxant contre le bruit

Un environnement approprié peut avoir un impact majeur sur les nuisances sonores, comme l’ont mis en exergue des chercheurs de l’Empa.

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comm/jbm
Un parc aide à lutter contre la pollution sonore.

Un parc aide à lutter contre la pollution sonore.

Mike Benna pour Unsplash

Trois quarts de la population européenne vit dans des zones urbaines et seulement un quart à la campagne. La pollution sonore des voitures, des trains et des avions est en cause et constitue un problème de santé qui ne doit pas être sous-estimé. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l’augmentation de la pollution sonore a de nombreux effets négatifs sur la santé, allant du stress et des troubles du sommeil aux maladies cardiovasculaires et au diabète.

Mais comment peut-on réduire les effets négatifs de la pollution sonore et existe-t-il des moyens d’influencer la perception subjective du bruit? Les chercheurs du laboratoire d’essai des matériaux (Empa) dirigé par Beat Schäffer de la division Acoustique/Réduction du bruit, ainsi que des experts de l'Office fédéral de l’environnement (OFEV), de l’Institut tropical et de santé publique suisse et de l'Université de Bâle ont fait une découverte.

Une vue par la fenêtre sur un espace naturel peut réduire considérablement la pollution sonore. Qu’il s’agisse d’un parc voisin, d’un étang ou de la chaîne de montagnes à l’horizon, un coup d’œil dans la nature et le bruit nous dérangera moins.

Le bruit des avions très gênant

Il n’est pas surprenant que les espaces verts influencent notre perception du bruit. Mais le résultat est bien plus intéressant en ce qui concerne le bruit des avions. Au contraire: plus nous avons d’espaces verts, plus nous nous sentons perturbés par le bruit des avions, selon la comparaison des données collectées auprès de 5600 personnes.

Selon Beat Schäffer, il y a plusieurs raisons à cela. «Si nous pouvons échapper au bruit des routes ou des trains en marchant un peu plus loin, nous ne pouvons pas faire de même avec le bruit des avions. Nous sommes presque impuissants face au bruit aérien, car nous ne pouvons pas échapper au bruit en nous éloignant de la source sonore.» Le fait d’être «à la merci du bruit» peut nous amener à percevoir ce dernier comme plus dérangeant.

Les chercheurs veulent maintenant aller plus loin. L’équipe veut analyser plus en détail l’effet des espaces verts sur le stress physiologique et les critères auxquels doivent répondre les zones de loisirs locales pour permettre aux résidents de se remettre au mieux du stress. L’objectif est d’appliquer ces résultats à la planification urbaine à l’avenir, en particulier dans les zones urbaines très peuplées.

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