Ligue des champions: Le VfB Stuttgart de Christian Gross brille

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Ligue des championsLe VfB Stuttgart de Christian Gross brille

Il n'y pas eu de tremblement de terre dans le groupe F de la Ligue des Champions. Détenteur du trophée, le FC Barcelone, qui s'est imposé 2-1 à Kiev, et l'Inter Milan, qui a battu 2-0 Rubin Kazan, ont obtenu leur qualification pour les huitièmes de finale.

Malgré une entame de match catastrophique avec l'ouverture du score de Milevskiy à la.... deuxième minute sur une bourde de Victor Valdés, les Catalans ont imposé leur extraordinaire jouerie pour redresser la barre. L'égalisation survenait à la 33e avec Xavi qui surgissait sur un centre d'Abidal pour conclure une action collective une fois encore digne du manuel.

Un but qui a tout changé

Ce but changeait tout. Barcelone aurait pu être éliminé en s'inclinant 2-0. Mais la réussite de Xavi redonnait un matelas confortable aux Catalans qui ont parfaitement géré la suite de la rencontre. C'est le nouveau «Ballon d'Or» Lionel Messi qui inscrivait le but de la victoire à la 86e en trouvant, sur un coup- franc, la lucarne de Shovkovskiy. Cette victoire assure, bien sûr, au FC Barcelone la première place du groupe.

A San Siro face au Rubin Kazan dans le match qui était vraiment pour lui celui de tous les dangers, Jose Mourinho a pris tous les risques. Il a, en effet, aligné Sneijder en soutien direct des trois attaquants, Eto'o, Milito et Balotelli, qui fut l'homme du match. Ce choix de miser sur l'attaque à outrance n'a pas payé tout de suite. Les Russes furent, en effet, les plus dangereux en début de match avec un occasion en or pour Karadeniz qui échouait devant Julio Cesar (18e).

Balotelli comme Ronaldo

La délivrance pour l'Inter tombait à la demi-heure. Après un raid côté gauche du capitaine Zanetti, Balotelli, sur une inspiration remarquable, remettait le ballon en retrait pour Eto'o qui fusillait le malheureux Ryzhikov. Juste avant la pause, le gardien russe était cette fois à la parade sur une frappe de Maicon qui aurait pu permettre à l'Inter de «tuer» le match.

Les Milanais pliaient tout de même l'affaire à la 64e minute sur un coup-franc extraordinaire de Balotelli dont la violence de la frappe n'avait rien à envier à celle de Ronaldo la veille à Marseille. Les Russes étaient K.O. Ils ne méritaient pas ce voyage au tapis dans la mesure où ils furent exrêmement séduisants lors du premier quart d'heure de cette seconde période.

José Mourinho aura ainsi droit à une deuxième chance ce printemps en Ligue des Champions à la tête de l'Inter. Eliminés l'an dernier en huitième de finale par Manchester United, les Milanais ont-ils vraiment les moyens de viser le titre ? Tout dépendra peut-être de l'humeur de Mario Balotelli, le nouveau prodige du Calcio. Capable de toutes les folies, le no 45 de l'Inter est capable de forcer à tout moment la décision. Il reste à espérer que l'idée de l'associer à Milito et à Eto'o sera reconduite.

L'effet Gross a joué pour Stuttgart

Christian Gross a pris un départ de rêve aux commandes du VfB Stuttgart. Sa nouvelle équipe a en effet décroché sa qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions grâce à un succès 3-1 contre les Roumains d'Unirea Urziceni.

Même dans ses rêves les plus fous, l'ancien entraîneur du FC Bâle n'aurait pas pu imaginer un pareil scénario pour son premier match à la tête du VfB. Déchaînés, ses joueurs (sans Magnin, remplaçant) ont submergé leurs adversaires, inscrivant trois buts lors des onze premières minutes, par Marica (5e), Träsch (8e) et Pogrebnyak (11e)!

Une victoire leur étant suffisante, ils pouvaient ensuite tranquillement gérer la suite d'une rencontre bien vite jouée, malgré la réduction du score des Roumains dès la reprise. Cette qualification tombe à point nommé pour le club allemand, en grosse difficulté en championnat. Sur le plan psychique, cela pourrait constituer un déclic. A vérifier ce week-end en Bundesliga à Mayence.

Lyon renoue avec la victoire

Dans le groupe H, Olympiakos s'est emparé du second ticket pour les 8es de finale. Les Grecs ont obtenu leur sésame en battant 1-0 un Arsenal (déjà assuré de la première place) qui a aligné une équipe composée majoritairement de jeunes.

Les deux qualifiés étaient déjà connus dans le groupe E. Restait à déterminer qui de Lyon ou de la Fiorentina terminerait en tête. Ce sont les Italiens qui y sont parvenus grâce à un succès 2-1 à Liverpool acquis dans les arrêts de jeu. Lyon a pour sa part infligé une sixième défaite aux Hongrois de Debrecen (4-0). (ats)

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