23.07.2020 à 14:20

Canton du Valais

Le viaduc de Riddes sera assaini en 2021

Depuis juillet 2019, l’ouvrage est interdit aux véhicules de plus de 3,5 tonnes pour des raisons de sécurité. Il doit donc être assaini au plus vite pour permettre à nouveau le trafic.

Des investigations complémentaires importantes ont confirmé l’état de dégradation du pont au Viaduc de Riddes.

Des investigations complémentaires importantes ont confirmé l’état de dégradation du pont au Viaduc de Riddes.

Police cantonale valaisanne

Les travaux d’assainissement du Viaduc de Riddes devraient débuter en 2021 afin de rétablir au plus vite le trafic des plus de 3,5 tonnes. La moitié de l’infrastructure sera renforcée, l’autre définitivement fermée. La manœuvre estimée à 12 millions de francs devrait prolonger «de dix à quinze ans» la durée de vie de l’ouvrage.

Propriété de la Confédération (65%) et du canton (35%), le viaduc de Riddes permet à la route cantonale T9 de passer sur le Rhône, sur plusieurs routes et chemins communaux, sur l’autoroute A9 ainsi que sur les voies CFF de la ligne ferroviaire du Simplon. Avec 33’000 mètres carrés de tablier de pont, il s’agit du plus grand échangeur autoroutier de Suisse.

Depuis juillet 2019, l’ouvrage est interdit aux véhicules de plus de 3,5 tonnes pour des raisons de sécurité. «Des investigations complémentaires importantes ont confirmé l’état de dégradation du pont», écrit jeudi l’Etat du Valais dans un communiqué qui détaille le déroulement des travaux.

Le viaduc passe de 4 à 2 voies

La solution retenue, la «meilleure», selon le texte, consiste à renforcer le viaduc gauche (côté Martigny) de façon à ce que celui-ci puisse accueillir l’ensemble du trafic en mode bidirectionnel. Le viaduc droit (coté Sion) qui ne sera plus ouvert à la circulation ne sera pas renforcé et fera l’objet d’un suivi de son état.

«Si son état se détériore vraiment trop, il sera démonté», complète Vincent Pellissier, chef du Service de la mobilité du canton du Valais.

La partie gauche sera renforcée à l’aide de béton fibré à ultra-haute performance (BFUP), soit le même qui a été utilisé lors de l’assainissement du Viaduc de Chillon. Cette surcouche augmentera la résistance structurelle de l’ouvrage et, servira aussi en tant que couche de protection.

Cancer du béton

Interrogé par Keystone-ATS sur les raisons de la dégradation de ce viaduc construit en 1976, Vincent Pellissier en avance plusieurs. L’utilisation du béton armé «qui développe ce qu’on a appelé aujourd’hui le cancer du béton après une cinquantaine d’années». D’ailleurs, cela représente un véritable enjeu tant pour les infrastructures cantonales que nationales, glisse-t-il.

Vincent Pellissier relève aussi le manque d’entretien des infrastructures existantes: «on a continué à investir pour agrandir le réseau routier sans forcément l’entretenir». Sans compter que le poids du trafic a augmenté et que les événements climatiques intenses sont toujours plus fréquents.

Durant les travaux qui devraient durer un an, le viaduc restera ouvert pour les véhicules de moins de 3,5 tonnes. Par contre, des fermetures temporaires des embranchements de la jonction seront nécessaires. La dizaine d’années de répit octroyé par cet assainissement permettra de développer un projet de nouvelle bretelle.

(ATS/NXP)

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