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Préverenges (VD)Le village défie toujours l'Etat sur le front policier

La commune refuse de s'acquitter de sa participation à la facture de la police cantonale depuis deux ans. Elle veut savoir pour quoi elle paie exactement.

par
Caroline Gebhard

C'est un peu le petit village gaulois du canton. Depuis la réorganisation policière de 2012, les autorités de Préverenges refusent de payer la part que leur réclame l'Etat pour le fonctionnement de la police cantonale. Leur premier veto leur a déjà valu des lettres de rappel. Ce qui ne les a pas empêchées de contester aussi la quittance 2013. Au total, plus de 600'000 fr. sont en souffrance. Les montants ont été mis de côté, mais la commune ne les versera pas tant qu'elle n'aura pas reçu «une explication plausible sur l'importance des montants demandés et les prestations fournies, selon le municipal des Finances, Jérôme Azau. Ce n'est pas une guerre ouverte, mais nous aimerions que le Canton réalise que cela ne joue pas comme cela.» En parallèle, Préverenges cotise aussi pour la police intercommunale de la région morgienne.

Du côté de l'Exécutif vaudois, on indique, par la voix du secrétaire général du Conseil cantonal de sécurité, que «dans l'immédiat, la facture litigieuse est toujours due». La Municipalité doit d'ailleurs s'attendre à recevoir prochainement un courrier l'invitant à s'acquitter du montant. On rappelle toutefois qu'en vertu d'un accord signé avec les communes, en juin, «l'Etat s'est engagé à redéfinir le mode de financement de la sécurité.» A ce titre, les arguments avancés par Préverenges «seront pris en compte dans l'analyse qui sera faite» de la situation. «La concertation avec la commune est primordiale», souligne enfin la cheffe du Département de la sécurité, Béatrice Métraux.

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