Le voleur d’animaux en série est de retour en justice 

Publié

VaudLe voleur d’animaux en série est de retour sur les bancs de la justice 

Déjà condamné en 2022, un jeune de 25 ans a à nouveau comparu mardi devant le Tribunal de Nyon, entre autres pour maltraitance sur des lapins.

par
Lauren von Beust
Il est accusé d’avoir entreposé des lapins dans une caravane désaffectée, de les avoir abandonnés dans des conditions déplorables. Photo d’illustration.

Il est accusé d’avoir entreposé des lapins dans une caravane désaffectée, de les avoir abandonnés dans des conditions déplorables. Photo d’illustration.

VQH/Florian Cella

Chèvres, moutons, poules ou encore tortues… Avec tous les animaux qu’il a dérobés, il aurait pu remplir l’Arche de Noé. Mais son âme n’est pas celle d’un sauveur. Entre 2017 et 2020, ce Vaudois avait volé et détenu plus de 120 bêtes. Parmi les maltraitées, certaines étaient mortes de faim, tandis que d’autres avaient été abandonnées par ses soins sur la voie publique.

Pour ces faits, le prévenu, qui souffre de graves troubles psychiatriques, a écopé, en mars 2022, d’une amende de 5000 francs et d’une peine de 27 mois de prison, cependant suspendue au profit d’un traitement ambulatoire, hors prison. Mais ça ne lui aura pas suffi.

L’homme, aujourd’hui âgé de 25 ans, est accusé d’avoir récidivé peu après sa sortie de prison. Mardi, il a retrouvé les bancs du Tribunal de Nyon (VD), notamment pour avoir entreposé, l’été dernier, dans une caravane désaffectée à Yverdon, une trentaine de lapins qu’il avait acquis, avant de les abandonner.

Il ne voit pas le mal

L’interdiction de détenir des animaux – à l’exception de deux chats et d’un chien de moins de 10 kg –, délivrée par le vétérinaire cantonal, ne l’avait pas freiné. Quand la police a retrouvé les lapins, ces derniers baignaient dans leurs excréments, sans eau ni nourriture à disposition. Plusieurs n’ont pas survécu.

«J’ai certes contribué à mettre en place l’environnement des lapins dans le cadre d’un service rendu, mais je n’étais pas détenteur de ces animaux. Je n’en avais pas la responsabilité», s’est défendu le prévenu. Je n’avais pas l’impression de faire quelque chose de mal. J’ai juste mis à disposition un terrain…» L’accusé ne voit pas non plus de parallèle avec les précédentes affaires pour lesquelles il a déjà été jugé

«Il n’a aucune excuse»

«Il n’a tiré aucune leçon de sa précédente condamnation et de la dernière chance qui lui avait été accordée. Il n’a aucune excuse», a assené la procureure Valérie de Watteville Subilia. Jusqu’à présent, son solde de peine est de près d’une année. Le Parquet, qui reconnaît aussi l’homme coupable d’escroquerie et de contravention à la Loi fédérale sur les stupéfiants, a requis cinq mois de prison, assortis d’une amende de 1500 francs, pour les faits aujourd’hui reprochés. Verdict lundi prochain.

Il pourrait quitter la Suisse

Bien que l’accusé n’honore pas ses rendez-vous avec le psychiatre, il demande néanmoins à pouvoir soigner sa «dépendance au cannabis» dans une institution romande. Mais le Ministère public met en garde: «Il prévoit de partir s’installer en France pour échapper à la prison et au suivi en Suisse.» Il est officiellement domicilié près de Toulon (F), et bosse dans une société de location de bateaux.

Du chanvre au fond de la cuvette

En octobre dernier, lors de l’interpellation du prévenu, deux grammes bruts de marijuana ont été retrouvés en sa possession. Quelques jours plus tôt, ce consommateur régulier avait déposé pas moins de 700 grammes bruts de weed dans les toilettes communes de l’Hôpital psychiatrique de Prangins.

Témoin de maltraitance animale?

Ton opinion