Changement en Italie: Le «Yes we can» de Matteo Renzi
Actualisé

Changement en ItalieLe «Yes we can» de Matteo Renzi

«Yes we can», le slogan de Barack Obama pendant sa première campagne électorale en 2008, vaut aussi pour l'Italie, où «un changement est possible», a estimé jeudi Matteo Renzi.

La venue du président américain a donné des idées au Premier ministre italien.

La venue du président américain a donné des idées au Premier ministre italien.

Le Premier ministre a rencontré le président américain à Rome. «Nous n'avons pas d'alibis, les réponses ne doivent pas arriver d'ailleurs, nous pouvons nous changer de l'intérieur, faire les changements structurels, changer le marché du travail, convaincre que l'Italie est un bon endroit pour le business», a affirmé Matteo Renzi lors d'une conférence de presse avec M. Obama.

Soulignant combien il était fier de recevoir M. Obama, qui a été «une source d'inspiration», le plus jeune dirigeant européen a estimé que «les Etats-Unis peuvent être un modèle» pour l'Italie.

«Nous avons choisi de nommer 'jobs act' (la réforme du marché du travail) un parcours pour restituer de l'espace et de la crédibilité aux jeunes, donner des occasions aux chefs d'entreprise», a expliqué le Premier ministre.

Selon lui, les Etats-Unis ont «choisi un parcours ambitieux pour reconstruire l'économie de leur propre pays» après la crise financière de 2008/09.

A propos du semestre de présidence italienne de l'UE qui débute en juillet, M. Renzi a rappelé qu'il comptait réorienter l'attention de l'Europe sur la croissance plutôt que sur l'austérité. Il souhaite que l'accord de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis soit bouclé pendant la présidence italienne, ou en 2015.

La confiance d'Obama

Barack Obama a dit avoir confiance en M. Renzi, dont il a salué «l'ambition et l'énergie», estimant qu'il «saura faire progresser l'Italie».

«Personne ne sait mieux que lui qu'il faut revigorer l'économie italienne. Chaque pays a ses défauts et ses qualités, mais il a identifié les réformes structurelles que l'Italie doit accomplir», selon le président américain.

Le président américain a aussi remercié l'Italie pour son rôle en Méditerranée, notamment en Libye et dans la destruction des armes chimiques syriennes, avec la mise à disposition d'un port italien pour leur transit (Gioia Tauro, en Calabre). (ats)

Ton opinion